dimanche, mai 26, 2024

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Au Québec, toute entreprise ou association d’entreprises souhaitant discuter d’orientations politiques ou interagir avec un organisme d’État doit s’inscrire comme lobbyiste et définir précisément son mandat en explicitant clairement ses objectifs. Cette démarche assure une transparence vis-à-vis des autorités politiques.

Ainsi, je consulte régulièrement le registre des lobbyistes, aujourd’hui nommé Carrefour Lobby Québec, pour me tenir au courant des mandats pertinents et des enjeux émergents susceptibles d’intéresser le public. Cette recherche permet de découvrir de nombreuses informations pertinentes après avoir trié les résultats.

On y trouve donc les acteurs habituels de l’actualité politico-alcoolisée du Québec :

Les grands brasseurs et leurs différents mandats, donc celui de faire des « représentations » concernant le système de taxation de la bière au Québec, tandis que les associations de détaillants s’efforcent de garantir des représentations pour maintenir le prix minimum du lait et assurer la compétitivité des prix de la bière.

Même l’association des microbrasseries du Québec y est d’ailleurs très active et poursuit plusieurs objectifs :

  • Les démarches pour abolir le timbre de droit sur les bières produites par les microbrasseries sont bien connues depuis la campagne publique du mois dernier. Il est d’ailleurs intéressant de constater que l’association des restaurateurs du Québec a aussi déposé une déclaration de mandat similaire, active depuis 2003, soulignant l’ancienneté de cette question.
  • Durant la Semaine de la microbrasserie, des efforts ont été déployés pour sensibiliser les élus de l’Assemblée nationale aux défis spécifiques de l’industrie des microbrasseries, avec des propositions de solutions par l’Association des microbrasseries du Québec.
  • L’orientation des décisions politiques vers l’autorisation de la vente de bières dans les marchés publics et lors d’événements agroalimentaires au Québec.
  • Des actions pour permettre aux microbrasseries de vendre leurs produits via une plateforme en ligne.
  • Une initiative visant à assouplir le règlement d’urbanisme de la Ville de Montréal pour permettre aux détenteurs de permis de brasseur d’implanter des microbrasseries dans des zones commerciales, et non exclusivement industrielles.
  • Des démarches pour défendre les intérêts des microbrasseries québécoises face à la réglementation sur les redevances d’eau.
  • Des démarches dans le but de modifier les lois et règlements entourant les dons, la distribution, les échanges inter-entreprises en lien avec le cadre législatif et réglementaire sur les boissons alcooliques.

Toutes les associations de producteurs s’efforcent de rencontrer différentes intervenants politiques et membres du gouvernement :

Du côté des cidres, les producteurs de Cidre du Québec s’activent pour changer le « règlement sur le cidre et autres boissons alcooliques à base de pommes » afin d’inclure tous les types de cidre non couverts par le règlement actuel, reflétant ainsi plus adéquatement les pratiques contemporaines de fabrication du cidre et tenant compte des produits concurrents.

Vous en voulez encore ?

  • Depuis le 14 février 2024, La Souche a mandaté Olivier Giguère, leur co-président, pour négocier avec la SEPAQ afin de proposer une bière spécifique pour leurs sites.
  • Uber Canada cherche à influencer la SAQ pour introduire un service de livraison des produits de la SAQ à domicile via Uber Eats, en s’appuyant sur des collaborations similaires avec d’autres sociétés d’État à travers le pays.
  • Jusqu’au 1er mai 2024, l’Association des détaillants en alimentation a lancé un mandat visant à élaborer un plan d’action pour simplifier et améliorer la mise en marché des alcools dans le réseau de consommation à domicile (CAD), en particulier pour permettre aux alcools québécois d’accéder plus facilement à ce secteur sur le territoire québécois.
  • Surprenamment, il semble n’y avoir aucun mandat directement lié aux associations de distilleries au Québec. Toutefois, certains mandats existent pour des distilleries individuelles, comme ceux visant à éliminer la majoration de la SAQ pour les ventes sur les lieux de production ou à faciliter les activités commerciales pour les distillateurs qui produisent du grain à la bouteille. Ces démarches sont spécifiques à des distilleries particulières plutôt qu’à l’association elle-même..

En scrutant les mandats actifs et les représentations en cours, vous pouvez non seulement saisir les orientations stratégiques des différents acteurs de l’industrie, mais aussi identifier les enjeux réglementaires et législatifs qui pourraient affecter le secteur à court et à long terme. Cela permet d’affiner les analyses de marché et d’adapter les stratégies en conséquence.

Source : https://www.carrefourlobby.quebec/accueil

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