vendredi, mai 17, 2024

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Retour sur le Festibière de Lévis

Quoi de mieux pour débuter des vacances que de traverser 4 averses, 3 zones de trafics, un pont, descendre un escalier de 200 marches en espérant être capable de le remonter plus tard… (Breaking news, oui j’ai été capable) et de se retrouver entouré de près de 70 microbrasseries, boissons alternatives et restaurateurs pour la 5e édition du Festibière de Lévis.

Cette année, la thématique était boire du pays. De quoi voyager avec une chasse aux trésors, un parcours par Je Bois Local et des styles de bières très variés. Sur les quatre jours de l’évènement, c’est près de 60 000 personnes qui sont passés sur le site, on peut expliquer la popularité entre autres par l’entrée qui était gratuite. Sara, chargée de projet pour le Festibière, me dit que vendredi était la journée la plus achalandée et de loin.

Pour être autant rassembleur, il faut se montrer inclusifs à un haut niveau. Cette année, chacun pouvait y trouver son compte, même pour ceux qui aiment moins la bière. Pour ces festifs ne désirant pas tant de breuvages houblonnés, des microdistilleries étaient sur place de même que des kiosques offrant des cocktails. À l’opposé, ceux qui en redemandent et qui ont autant soif de connaissance que de lagers, 3 ateliers de dégustations à l’aveuglette les attendaient pour les faire mettre à l’épreuve.

Pour les plus fervents, l’autobus de tatouage de Displace était sur place pour immortaliser son amour du houblon. C’est environ 100 tatouages qui ont été faits et on pouvait choisir parmi 10 images (flash).

Une autre activité sur place était un jeu géant de Qui est-ce ? pour rendre hommage à différents acteurs du milieu brassicole. On pouvait donc jouer pour deviner la personnalité de notre adversaire parmi entre autres Daniel lowing de chez Sno Microbrasserie, David Martel de chez Brasserie Alpha, Nathael de la Barberie, Nathalie Coursin animatrice et biérologue, Stéphanie Lepage de l’organisation du Festibière, Stéphane de Quai des Brasseurs, Alexis de Verso Microbrasserie, Gilles Jung de chez BG Brasserie Urbaine, Patrice Plante de chez Monsieur Cocktail et bien plus encore.

On souligne cette année la première participation de Verso Microbrasserie et Cidrerie Somnambule de même que Trailway Brewing Co. Venu du Nouveau-Brunswick pour l’évènement.

Voici les bières qui m’ont marqué :

Barberie : Climax 23. On ne peut pas passer à côté de leur assemblage annuel. Cette année composée de 50% de bière jeune de fermentation mixte, 35% d’une fermentation mixte ayant séjournée 24 mois en barrique de bordeaux et 15% d’une autre fermentation mixte élevée 48 mois en barrique de pinot noir californien. Résultat : belle acidité, goût présent de vin et raisins avec une légère amertume.

Pit Caribou : la No. 13 Tennessee. Version plus robuste que la Gaspésienne no 13, cette impériale Porter bariqué en fût de whisky offre des saveurs de chênes, chocolat et caramel le tout dans une douceur offerte par un gazage à l’azote. On a ici une bière à 10% alc.vol donc quelque chose d’assez fort pour se réchauffer lors d’une soirée fraiche au bord d’un feu.

Une autre de leur bière m’est restée en tête : La Conquereor, Kveik IPA. Une IPA de seigle à 6% alc.vol. fermentée avec une levure norvégienne bien houblonnée et quelque peu fruitée tout en étant bien crisp et fraiche.

Qui dit Festibière dit ouverture de Cask ! Cette année c’est 10 bières en cask qui ont été ouvertes et présentées par Nathalie Coursin, animatrice bières. Comme j’ai visité jeudi soir, c’est le Stout impérial Bourbon érable qui m’attendait de Beauregard Brasserie-Distillerie. Ce Stout a été brassé avec du sirop d’érable et vieillit 6 mois en Heaven Hill. On a également rajouté du sucre d’érable pour une finale crémeuse et onctueuse rappelant le beurre d’érable. Le goût de bourbon n’est pas non plus à négliger dans cette bière à 10.7 % Brasserie Inox : LaBrosse, une Rice Lager pour contraster avec les bières fortes que j’ai dégustées jusqu’à maintenant. De couleur claire et brillante, c’est particulier à dire qu’une bière est brillante tout de même, mais ça vaut le coup d’œil. Elle est légère, mais aromatique avec une amertume présente sans trop contraster. De quoi se rafraichir allégrement sans être banale cette bière à 4.5% alc.vol. est une bière de soif par excellence.

Broadway Microbrasserie : Limorange. Une de leur nouveauté de l’été est cette gose lime, orange et framboise. Une bière légère en alcool (4.1 % alc./vol.) aux arômes d’agrumes et de fruits, acide et fidèle à son style, avec une pointe de sel.

Pour contraster une fois de plus, j’ai aussi bien apprécié leur Porter Baltique au goût de chocolat noir avec de légères notes de café. Bien réconfortante, elle est à 8.7 % alc./vol. et se prend bien malgré la chaleur estivale.

Aussi à surveiller si vous vous retrouvez dans le coin de Shawinigan cet été, car Broadway sera présent à la plupart des activités estivales organisées par la ville.

Brasseur de Montréal : Creamsicle, une milkshake cream ale orange et tangerine. Ça fait changement des bières légères (3.2% alc./vol.) que j’ai vu sur place et comme le côté milkshake est souvent utilisé pour des IPA ou NEIPA, de le retrouver dans une cream ale fait changement, car on n’a pas la forte amertume qu’on est habitué accompagner le goût doux crémeux causé par l’ajout de lactose. Bref, une bière douce, à peine amère, mais avec une belle saveur d’agrumes.

La Grange Pardue, Ferme brassicole : Sauteuse de clos, ale framboise et rhubarbe. Je m’attendais à quelque chose de très sûr qui arracherait mes papilles, mais non. C’était un peu acidulé, bien fruité comme un grand verre de jus, juste assez forte en alcool (5.5% alc.vol). Dans le style des bières fruitées, je trouve que ça en est une où on goûte bien les framboises et la rhubarbe sans que ça soit trop sucrée non plus.

La Souche : Maui Gold, NEIPA à l’ananas. Bien juteuse comme le sont souvent les NEIPA, on a une saveur prononcée d’ananas accompagné du côté fruité des houblons qui ont été utilisés. C’est très rafraichissant avec une petite acidité et une douceur amenée par l’ajout de lactose.

Trou du Diable : L’Ours, assemblage saison jeune et sûre vieilli 2 ans en barriques de chêne de banyuls et de cabernet sauvignon. Belle surprise pour moi, j’ai trouvé cette bière assez fraiche, un peu acide, mais pas trop. Le goût est également boisé dû au vieillissement en barrique et on goût aussi un peu les fruits séchés.

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Caroline Avoine
Caroline Avoine
Caroline Avoine, c’est avec un nom de famille prédestiné au milieu brassicole que cette jeune femme trouva l’amour en la bière à un âge légal. It was Love at first sip ! Adepte du brassage maison depuis plusieurs années, elle adore découvrir les nouveautés du paysage houblonné du Québec. Dans tout ce panorama riche en saveurs, elle fit sa place comme Bière-Cialiste pour l’équipe de GMPQ Médias et comme cliente régulière des microbrasseries de la ville de Québec. De sa nature marginale et infortunée d’un excès d’imagination, elle aime parler de bière et les mettre en valeur d’une façon bien à elle.

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