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Diversifier son portefeuille est la tendance de l’année

À chaque début d’année, les consommateurs avertis cherchent les nouvelles tendances dans le marché de la bière. Pourtant, 2023 ne semble pas réellement vouloir démarquer un style parmi tous les styles brassés actuellement. Est-ce parce qu’il existe autant de sous variants de styles que de bières brassées dans ce style ? Fort probablement. À force de diluer un « concept » on se noie dans l’offre actuelle.

Force est de constater que la grande tendance de cette année est la diversification de son portefeuille si vous êtes une brasserie de moyenne à grande taille. L’idée n’est pas nouvelle, Boréale, GMT et Unibroue proposent des marques différentes depuis de nombreuses années. Cependant, l’arrivée de nouveaux types de boissons dans le portefeuille des microbrasseries est relativement nouvelle et en pleine croissance, surtout en ce début d’année. Le printemps-été 2023 risque donc d’être sur la diversification de produits.  Mais quelle catégorie de produits vendre ?

5 types de produits qui intéressent les brasseries :

Seltzer – On est loin du Klondike annoncé, surtout du côté des microbrasseries qui ont sortis des Seltzer mais ce sont confrontés à des tablettes verrouillées par des ententes bien avant la sortie du premier produit. Et ce n’est pas du côté des bières de microbrasseries que les détaillants avaient envie d’installer leurs produits. Les épiceries ont réussi, tant bien que mal, à trouver de la place pour les Seltzer des grands brasseurs et les détaillants spécialisés ne s’intéressent pas à ce genre de produits. Si on se fie aux ventes de l’année dernière, les stratégies commerciales risquent d’être beaucoup plus modérées…

Alcomalts – La catégorie se porte bien, elle a le mérite de se coller assez rapidement aux tendances de consommation et proposer des produits alcoolisés aux arômes recherchés.Par contre, brasser des alcomalts, s’est accepter de devenir une entreprise de boissons et non plus une microbrasserie artisanale. Toutes les brasseries ne sont pas prêtes à faire le saut. Et vu que la catégorie se porte bien, la concurrence y est très rude, il faut s’attendre à avoir des marges difficiles, des budgets de promotion plus élevés et une force de vente et marchandisage présente, les produits se vendent dans des sections négociées et marchandisées.

Sans-Alcool – Le.la consommateur.trice démontre de plus en plus d’intérêt pour la bière sans alcool. De plus en plus de brasseries démontrent également de l’intérêt. La concurrence est donc de plus en plus rude également et la qualité globale des produits a considérablement augmenté. En clair, brasser une bière sans alcool, c’est brasser une bière sans défaut car la segmentation est très critiquée et que seuls les produits qui offrent un très bon rapport qualité / prix s’en sortent bien. Le nombre de SKU dans cette catégorie a explosé en un an.

Sans-Gluten – Une catégorie qui démontre également du dynamisme dans les ventes, mais attendez vous à une concurrence très féroce de la part de Glutenberg, appuyé par son distributeur Transbroue. Ils sont dans un créneau qu’ils dominent et ne le laisseront pas si facilement. Sans compter la difficulté opérationnelle et technique de brasser de la bière sans gluten, certifiée.

Importés – Voila une catégorie qui intéresse de plus en plus des brasseries en signant des partenariats d’importation ou de brassage sous licence avec des microbrasseries de l’extérieur de la province. Si je me fie aux ventes de ces produits, il n’y a pas grand-chose à y gagner. Il est déjà bien difficile d’intéresser le consommateur.trice à un produit québécois, il l’est encore plus quand il s’agit de bières de brasseries du ROC, par exemple. Même si une bière a une excellente réputation auprès des consommateurs avertis, ce n’est pas eux qui font le volume des ventes au Québec. Un coup d’épée dans l’eau que de vouloir offrir des bières de microbrasseries importées, j’attends toujours qu’on me prouve le contraire…

La tendance de diversifier son portefeuille se voit donc chez de plus en plus de brasseries qui ont comme objectif d’augmenter les ventes. Les enjeux de prix, de tablettes et de marge que nous réserve 2023 vont redistribuer les cartes.

Existe-t-il des catégories de produits qui sont à exploiter ?

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