Une augmentation du prix de la bière

L’inflation et l’augmentation des prix de plusieurs produits alimentaires ne vous échappe pas. Il s’agit réellement d’une préoccupation grandissante auprès des consommateurs. Mais alors que les produits de consommation courante n’échappent pas à l’inflation, quand est-il de la bière ? 

Le prix de la bière va augmenter. La RACJ, selon le site DepQuebec, semble se diriger vers une augmentation historique du prix minimum de la bière de 3.4%, augmentant le prix moyen de la caisse de 24 de 1$. Mais ce n’est pas tant le prix minimum qu’il faut regarder lorsqu’il s’agit de comparer les prix entre différentes microbrasseries, mais les facteurs qui stressent ce prix sur les matières premières, les coûts des services publiques et les ressources humaines.

Les matières premières ont subi des augmentations non négligeables ces derniers mois, sur le plan des bières à valeur ajoutée, le prix des ingrédients se répercute sur celui du produit fini. Sans oublier les frais de transport qui sont en augmentation. De ce fait, sans rentrer dans les détails, le prix de la bière augmente et continue d’augmenter. 

Voilà pourquoi je prédis une guerre de prix dans la microbrasserie. Plusieurs indicateurs semblent s’aligner et préparer à quelques offensives de différentes brasseries, entraînant une chute du prix moyen pour les brasseries qui pourront suivre la cadence ou une chute des ventes pour certaines brasseries qui n’arriveront plus à justifier la valeur de leur bière selon la perception des consommateurs.

  • La bière de microbrasserie se vend, en règle générale , autour de 1$ du 100 ml pour des produits contenant des matières premières nobles. C’est une augmentation moyenne de 15% depuis 7 ans, si on se fie à nos indicateurs à l’interne. 
  • La prix bas de la bière de microbrasserie indépendante se tenait auparavant autour de 70-75 sous du 100 ml, aujourd’hui il est de 90 sous environs. Quelques exceptions s’appliquent pour les microbrasseries qui ont la capacité d’offrir une distribution structurée, diminuant le coût et de brasser en grande quantité. 
  • Les brasseries sont de plus en plus en compétition pour les ressources humaines, augmentant le taux horaire et les conditions de travail, ce qui n’est pas du tout une mauvaise chose. 
  • Plusieurs brasseries ont augmentés leur capacité de production et, par de fait même, leur passif, les obligeant à atteindre des objectifs mensuels plus importants. Il faut donc vendre.
  • Les grands brasseurs ont longtemps cherché une réponse forte à la croissance des micro-brasseries indépendantes et commencent à avoir trouvé un filon intéressant: offrir des goûts tendances à faible coût. On est plus dans la justesse et la qualité du style, mais la reproduction d’expériences gustatives.

Jusqu’à quel point est ce que le consommateur est prêt à suivre l’échelle de l’augmentation de la bière ? En cette période inflationniste rarement vue, il a surtout tendance à comparer les prix de tout ce qu’il achète et il revoit ses perceptions, également dans la bière à valeur ajoutée. 

Un dossier à suivre pour les prochains mois, car devant l’augmentation de l’offre, un sommet se crée, sommes-nous bientôt en haut du sommet ? 

Réponses

  1. Ce sont d’assez bonnes prédictions. La maturité du marché, les effets de la pandémie et l’inflation vont pousser les brasseurs à s’adapter. Les temps seront durs pour certains mais c’est sans compter sur la créativité des Québécois. Ce ne sera pas une année plate, assurément. La « game » sera plus intéressante à suivre que celle du Canadien!

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