Les liqueurs amères d’Europe et d’ici : de la gentiane au poivre des dunes

L’histoire des liqueurs amères est intimement liée à celle de l’alcool. Les Égyptiens ont d’abord macéré plantes et herbes dans le vin, mais avec l’avènement de la distillation dans les monastères européens du moyen-âge, c’est désormais avec des spiritueux que les moines herboristes ont concocté leurs élixirs et toniques. Plusieurs grandes marques d’aujourd’hui peuvent d’ailleurs remonter leurs racines jusqu’à la pharmacopée religieuse de la renaissance. De cette tradition sont nés les bitters aromati­ques, tels l’Angostura, les liqueurs aux herbes, le Jagermeister, par exemple, mais aussi les apéritifs, comme le vermouth, les apéritifs à la gentiane et les digestifs amers. Pour aromatiser ceux-ci, on utilise de la genti­ane, de l’angélique et du quinquina, plantes recon­nues pour leur goût amer. Sont aussi utilisées des plantes digestives comme de la mélisse, de la verveine citronnelle, du genévrier, de l’anis, du fenouil, du curcuma et du gingembre. On ajoute aussi une pléthore d’herbes et…
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