Quand l’offre engloutit la demande

Un îlot présentant les bières de microbrasserie du Québec dans un supermarché
Il fut un temps où les détaillants devaient courir après les brasseurs pour remplir leurs étagères. Mais, alors qu’aujourd’hui l’offre dépasse largement la demande et que le marché se sature, les rôles se sont inversés. Même avec ses réfrigérateurs et ses ilots centraux qui peuvent accueillir 650 bières à Granby et 350 à Saint-Césaire, Jason Gaouette, le propriétaire de ces deux marchés IGA, ne peut pas se permettre de tenir la gamme complète des microbrasseries. « Avoir tout le portefeuille d’une compagnie, avec quatre nouveautés par commandes, ça me donnerait du fil à retordre, illustre-t-il en exemple. Il faudrait que ça s’écoule vite, et, pendant ce temps, je ne pourrais pas offrir d’autres produits que les gens recherchent. » Or, il y a à peine cinq ans, il possédait tous les produits de l’ensemble des brasseries de la province. « On devait courir après les producteurs, raconte-t-il. Mais maintenant, ça a complètement changé.…
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