Retour sur Bières et saveurs
Publié le 08-09-2010 - 0 commentaire(s) - Catégorie: Festival

Après les vacances et un retour au travail où le niveau de frustration monte des plus rapidement je fais quoi? Je vais retrouver la zen-itude au Festival Bières et saveurs!

 

N’en étant pas à mon premier arrêt, je sais très bien ce qui m’attend. Un site exceptionnel au bord de la rivière et sur lequel veille le fort Chambly. Une foule bien présente mais qui ne se déplace qu’en souriant. Et des exposants qui, eux, sourient encore plus. Et c’est effectivement ce que j’y ai vu.

 

Plus que ce qui était offert par les exposants, ce que je retiens du festival de cette année sont les rencontres.

 

Le tout a commencé avec Jonathan Lafortune de Les trois mousquetaires. J’ai rapidement compris pourquoi il m’avait apostrophé : il tenait à savoir si ses lignes étaient prêtes et voulait savoir si elles étaient pour mousser. Bon prince, j’ai participé à ce test de qualité. Jonathan m’a aussi mentionné qu’il était très content de sa porter baltique qui était pour réapparaître sur le marché bientôt.

 

Un peu plus loin, ce fût autour de Jan-Philippe Barbeau du Loup rouge de m’accueillir avec un grand sourire. En plus de me parler de ses bières et de m’y faire goûter, il m’a mentionné que le déménagement du Loup Rouge se déroulait bien. Ce n’est pas tous les jours qu’on déménage une entreprise d’un tout petit coin de rue mais c’est bien ce qui se passe dans ce cas-ci. Le nouvel emplacement, quoi que légèrement plus petit, devrait être bénéfique pour cette coopérative.

 

Toujours un plaisir de renouer avec Marc Ménard du Broadway Pub. Par une sorte de miracle, on réussit à reprendre la conversation à peu près où elle s’était terminée la fois précédente. Et en plus, il en profite toujours pour me présenter leurs derniers produits. Et oui, je fais te le faire savoir lorsque je passerai dans ton coin de pays!

 

Petit arrêt pour aller dire « Bonjour! » à Patrice Schoune. Avec Patrice, je parle un peu moins bière et plus agriculture. (On étudiait en même temps à Macdonald College, il y a de ça bien des années déjà.) Patrice avait de belles attentes envers les récoltes qui s’en venaient. Par contre, comme tout bon agriculteur, il est toujours inquiet. Les agriculteurs sont de cette espèce : ils ne sont heureux que lorsque leurs récoltes ont été bonnes et qu’elles sont engrangées puis ils se mettent à s’inquiéter de la prochaine!

 

Puis je me suis dirigé vers Dominic et la toujours souriante Marie-France du Saint Arnould. Toujours agréable de renouer avec eux. Après avoir repris les règnes de la microbrasserie puis de la façonner à leurs goûts, ils continuent de la promouvoir en parcourant la route des festivals (je crois qu’ils les font tous… ou presque). Le Saint Arnould nous a habitué à des surprises à l’automne, j’espère qu’ils récidiveront.

 

J’ai aussi eu la chance de rencontrer Louis Hébert de La Chouappe. Sixième génération d’agriculteur, Louis et sa conjointe cherchaient des débouchés afin d’assurer la pérennité de la ferme familiale. L’idée leur est alors venue d’ouvrir une microbrasserie dans leur région. Ce faisant, ils ajoutent une plus-value à leur production agricole tout en ayant un contrôle complet sur les ingrédients utilisés par la microbrasserie. Leurs techniques agricoles combinées à la certification biologique de leurs cultures leur assurent de produire des bières certifiées biologiques. Une très belle rencontre. Il ne me reste plus qu’à aller faire un tour dans ce coin du Québec. (Et non, je n'ai pas osé lui demandé s'il était le descendant de Louis Hébert reconnu comme le premier cultivateur de cette colonie qui allait devenir la Nouvelle-France.)

 

Et j'avais oublié Jean Gadoua de Brasseurs et frères. Jean était en verve lorsque je l'ai rencontré. Qu'il en avait des choses à raconter. Et c'est un peu normal puisque deux des trois frères ont quitté la brassrie. Jean a décidé de continuer l'aventure et quel passionné. Il adore les bières qu'il produit et, surtout, il en est très fier. Ses produits sont « solides » et c'est toujours un plaisir de les savourer de nouveau. J'ai eu la chance de goûter à la blanche qui est destinée pour le marché européen. Je crois qu'elle réussira à s'y tailler une belle place, tout comme les autres produits de cette gamme. Je lui souhaite bonne chance de cette aventure.

 

Vous allez à un festival? Oui, il faut profiter des produits qui y sont offerts mais surtout il faut prendre le temps de connaître un tant soit peu les exposants. Qu’ils proviennent du monde de la bière, de celui du cidre ou de l’hydromel, ou encore qu’ils demeurent sur la planète fudge, chocolat ou kangourou, ces producteurs sont des passionnés. Intéressez vous à ce qu’ils font et ils se feront un plaisir de partager leur passion avec vous.


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Ma bière préférée de la dernière semaine : 11th Anniversary Double Wheat
Publié le 31-08-2010 - 0 commentaire(s) - Catégorie: Bière

Cette semaine, c’est une bière de Middle Ages Brewing, située à Syracuse (New York), qui m’a fait rêvé.

 

Se dévoilant sous une robe caramel et légèrement voilée, cette bière anniversaire montre une bonne effervescence. Arborant une épaisseur importante de mousse blanche, celle-ci se transformant assez rapidement en une mince couverture. Mes gorgées subséquentes feront apparaître une dentelle bien présente sur le verre.

 

Bien que la 11th Anniversary Double Wheat soit classifiée comme une bière de blé, ce sont seulement des arômes associés au houblon que je trouve, soit un côté citrique qui se traduit en pamplemousse et en orange. Avec 8,5 % d’alcool, ce dernier est facilement détectable au nez.

 

Aucune différence entre le nez et la bouche : tous et seulement les effluves humés se retrouvent en bouche. Cette bière se termine, sans surprise, en montrant son côté citrique accompagné d’alcool.

 

Finalement, cette bière offre un corps moyen et une bonne carbonatation. Je note aussi un niveau moyen d’amertume ainsi qu’une texture alcoolique.

 

En résumé, c’est bien.


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Une malterie à Par-dessus le marché
Publié le 25-08-2010 - 0 commentaire(s) - Catégorie: Nouvelles

On n’en dit peu mais dans l’émission de Par-dessus le marché du 26 août 2010 : « Point de bière sans malt! Voici le petit portrait d’une entreprise de maltage de céréales qui se consacre aux malts de spécialité. ».


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Juge de secours
Publié le 24-08-2010 - 0 commentaire(s) - Catégorie: Festival

Il y a quelques mois, j’ai été contacté par le Mondial de la bière pour y jouer le rôle de juge de secours. J’ai répondu : « Oui! » sans hésitation. La fonction première du juge de secours est d’être à la disponibilité du coordonnateur du concours et, dans l’improbable éventualité où l’un des juges ne peut être présent de le remplacer.

 

Comme la roue de secours dans votre voiture, le juge de secours a un rôle plutôt ingrat puisqu’il n’est utile que si on a besoin de lui. Lors du Mondial 2010, je n’ai pas été très utile…

 

Par contre, je peux partager avec nous mon expérience.

 

Les deux principales impressions que je garde de cette expérience sont : professionnalisme et sérieux.

 

Lors de mon arrivée à Montréal, une trousse m’y attendait. Dans celle-ci on retrouvait entre autres les biographies des différents juges mais aussi les règlements du concours MBière. Document d’une vingtaine de pages, on touche à tous les aspects qu’ils concernent les juges ou le déroulement du concours en tant que tel. Parmi les « considérations d’ordre technique », on décrit entre autres le verre utilisé, le nombre de sessions auxquels les juges devront être présents et la façon dont chaque session de dégustation se déroulera.

 

En ce qui a trait au sérieux du processus, le tout se confirmât dès le premier déjeuner. C’est à ce moment que le coordonnateur prend la parole officiellement pour la première fois. Son premier discours à peine débuté, il n’hésite pas à y aller d’un « On travaille ici. Le silence et l’attention sont appréciés. » à un petit groupe qui dérangeait. Le coordonnateur passe alors en revue les grandes lignes du concours et la façon dont il se déroulera. Les juges y vont d’une première série de questions auxquelles le coordonnateur s’empresse de répondre. Je perçois une certaine « inquiétude » chez les juges; ces derniers semblent déstabilisés par l’approche MBière.

 

Ouverture d’une grande parenthèse : Dans la plupart des concours de ce genre, les bières qui doivent être jugées sont déjà classifiées selon leur style et sont notées selon les critères définissant ce style. Si la bière ne rencontre pas les critères visuels, olfactifs et gustatifs, elle risque d’être fortement pénalisée et ce même si c’est la meilleure bière jamais brassée. Le MBière demande au juge d’attribuer un style à la bière qu’il juge puis de la juger selon ce style. Toutes les bières sont jugées à l’aveugle, en d’autres mots, les juges ne savent pas le nom de la brasserie et encore moins le nom de la bière. Ils n’ont qu’un verre dans lequel on a versé la bière. Leur jugement est basé sur les qualités olfactives et gustatives de la bière mais en référence avec le style qu’ils ont associé à la bière. Fermeture de la grande parenthèse.

 

L’heure fatidique approche. Tous les juges sont conduits vers la salle où le concours se déroule. Je m’attendais à une immense salle avec de grands chandeliers, des serveurs et serveuses tout de noir et blanc vêtus. Quelle que chose qui ressemble à la galerie des glaces du château de Versailles, quoi. On est loin du compte. Une salle sublimement ordinaire a été divisée en deux. Dans une partie, on y retrouve les tables, chaises, calepins, crayons, eau, pain nécessaires aux juges. Dans l’autre, j’y ai appris plutôt rapidement que je n’avais aucune affaire à m’y trouver. Le très sérieux coordonnateur me mentionne que je ne peux m’y pointer le nez dans l’éventualité où je devrais m’acquitter de mes tâches de juge. Dans ma naïveté, je ne voulais que voir les rouages du Mbière. Ce que j’y aurais vu, ce sont les bières servies au cours des différentes sessions. Comme ceci aurait pu influencer mon jugement, il est facile de comprendre pourquoi le coordonnateur ne voulait pas m’y voir.

 

Je retourne donc avec les juges et je commence à les observer. Le coordonnateur revient et donne ses dernières instructions aux juges. Il leur rappelle que lorsque les bières franchiront la porte, il ne veut plus entendre un mot. On se croirait de retour à l’école! En plus de se faire à l’aveugle, les juges ne peuvent partager aucune information durant chacune des sessions.

 

Dans ma position d’observateur, je remarque qu’un seul des juges est tout à fait à l’aise avec le MBière. Ce juge ayant déjà participé à ce concours précédemment, le format du MBière ne l’effraie pas. Tous les autres juges semblent nerveux mais leurs réactions diffèrent. Une moitié me semble tout à fait ouverte à cette approche et est prête à se lancer dans le « vide ». L’autre moitié se montre plus circonspecte. Je crois que cette réticence s’explique de plusieurs façons mais se résume par la peur de se tromper.

 

Autre parenthèse : Personnellement, je peux vous dire que déguster des bières à l’aveugle est excellent pour l’humilité. On se trompe plus souvent qu’on veut l’admettre, on sent des odeurs qu’on est seul à humer, on goûte des saveurs que les autres ne trouvent pas et on « oublie » des arômes et saveurs qui sont évidentes pour tous les autres! Je connais même quelqu’un qui a démoli mais démoli une bière goûtée à l’aveugle : c’était juste sa bière préférée!!! Je le répète, déguster à l’aveugle est excellent pour l’humilité. Fin de cette autre parenthèse.

 

Les derniers préparatifs vont bon train. J’entends tinter le verre lorsqu’on prépare les échantillons. Malgré tous les préparatifs menant à ce grand moment, je crois qu’il y a quand même quelques ennuis de dernière minute. Pour tous ceux qui ont été impliqués dans des projets moyennement complexes, ces pépins sont tout à fait normaux! Certains, comme le bris des ascenseurs utilisés pour amener les bières aux juges, sont moins plaisants à régler mais on réussit toujours à trouver une solution.

 

Finalement, les serveurs s’approchent portant sur leurs cabarets la première série d’échantillons qu’ils jugeront. Les « élèves » ont bien écouté car tous se taisent immédiatement dès que la première serveuse franchit la porte. Dans la mesure du possible, les échantillons sont servis selon la complexité de la bière : de la moins à la plus savoureuse.

 

Je continue à observer les juges. Malgré le silence qui règne, mes premières observations sur le comportement des juges semblent se confirmer. Je vois aussi la façon dont certains juges approchent l’évaluation de leurs premiers échantillons et déjà j’ai mis en banque quelques trucs et astuces.

 

Malheureusement, je dérange le coordonnateur . Et, il me chasse de la salle. En fait, je suis pour lui une source de distraction dont il n’a pas besoin. J’aurais aimé rester un peu plus longtemps afin de continuer à observer la façon d’agir des juges mais je dois m’en aller.

 

La première session se termine et les juges quittent pour une pause méritée. Mes discussions avec les juges confirment qu’ils sont déstabilisés par l’approche mais ils ajoutent qu’ils aiment la liberté de juger une bière pour ce qu’elle est. C’est la seule pause où on discutera de l’approche MBière. Ce sujet sera complètement évacué de toutes les autres discussions, suggérant que les juges sont maintenant confortables avec les principes du concours.

 

Pendant toute la durée du concours, je dois me pointer à toutes les sessions en cas de défaillance d’un juge. Mauvaises nouvelles pour moi : tous les juges sont présents et s’acquittent de leurs tâches avec le sérieux associé à la bière.

 

C’est le grand jour, le dévoilement des résultats. J’en profite pour parler au coordonnateur du déroulement du concours de cette année. Comme par le passé, il est très vague dans ses commentaires. Je sais à l’avance ce qu’il va me dire : « Certains juges nous ont agréablement surpris, d’autres… ». Il m’a confié qu’au début de la deuxième journée, il a dû rappeler certaines règles aux juges. Dans l’ensemble, il est satisfait de la façon dont ils se sont comportés et des efforts qu’ils y ont mis. Il ne reste que quelques minutes avant la présentation, et Môssieur le Coordonnateur ne veut même pas me dévoiler les gagnants. Impossible de lui tirer les vers du nez. J’ai essayé mais je savais à l’avance que c’était peine perdue : que voulez-vous il est comme ça Môssieur le Coordonnateur.

 

Être juge de secours ne semble pas des plus palpitant. On a le nez collé dans la vitrine et on regarde les autres manger les bonbons! Par contre, rien que pour avoir été témoin du professionnalisme et du sérieux du concours et d’y avoir appris certains trucs liés à la dégustation, ça en valait bien la peine. Peut-être qu’on me demandera d’y participer à nouveau l’année prochaine? Je l’espère bien.


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Les microbrasseries québécoises et l’économie
Publié le 20-08-2010 - 0 commentaire(s) - Catégorie: Économie

Belle petite semaine de nouvelles économiques sur les brasseries et pas n’importe où dans les sections « économie » des journaux.

 

Arrivée chez les beaux-parents au Bic, m’attendait sur la table à café un article dans la section Affaires de L’actualité (édition du 1er septembre 2010). Intitulé « De la broue dans le toupet! », on y parle de bière artisanale et de l’engouement des broue-pubs en région. En prime, une belle photo de André, Isaac et Dany du Le trou du diable. Je vous laisse décider qui est le plus beau des trois mais moi, j’ai déjà choisi!

 

Le lendemain, petite escapade chez Le bien, le malt. Belle rencontre avec Ghislain Lefebvre, copropriétaire et brasseur. De retour à la maison, un article tiré de L’avantage (11 août 2010) où on présente la « Route des bières de l’Est du Québec ». Cette route est un projet qui a été piloté par Ghislain mais dans lequel toutes les brasseries de l’Est du Québec n’ont pas hésité à appuyer. Je vous reviens avec un petit article sur mon séjour dans cette charmante microbrasserie.

 

Finalement, on sait que l’impact des microbrasseries est important quand on retrouve en première page de Les affaires (édition du 14 au 20 août 2010), le titre « Des bières 100 % québécoises ». Dans cet article, on s’intéresse à la relance de la culture du houblon suite aux succès des microbrasseries, microbrasseries qui cherchent et veulent utiliser en autant que faire se peut des intrants (orge, houblon, etc.) québécois.


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Sylvain Cloutier


Certains le voient comme le retour sur terre d'un charpentier très connu de part son physique, d'autres comme un grand visionnaire de la manipulation des logarithmiques de part son métier, nous préferons vous le présenter comme le plus scientifique et rationnel gourmand que nous connaissons, de part sa passion. Amoureux du terroir et de la bière, Sylvain Cloutier aime offrir son esprit rationnel et complémentaire pour remettre à l'ordre du jour les comparses de Bières et Plaisirs dans leurs nombreuses folies. De sa longue chevelure magique qui doit probablement cacher tout son savoir, Sylvain vous proposera son humilité et sa simplicité autour d'une bonne bière, pour le plus grand plaisir des cartésiens que nous sommes.

 
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Philippe Wouters

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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