La bière au Québec ! Tout a commencé à Québec, il y a 400 ans et des poussières, et en parlant de poussière, celle du 400ème venant à peine de retomber que l’espace prévu pour les festivités à été envahi de curieux amateurs de bière. Le premier festibière de Québec est né. Félicitations vous avez accouché d’un magnifique festival !
A peine de retour de Québec, les échos sont très favorables et les organisateurs ont fait preuve d’audace mais surtout de détermination pour avoir réussi à faire un festival de qualité dans la « capitale ». Quelques ajustements mineurs à corriger, mais la liste sera moins longue que celles de nombreux festivals, à leur première édition.
Semble-t-il que près de 65 000 festivaliers ont foulés l’espace du 400ème en 4 jours. Personnellement j’en doute. Fort probablement que dans un élan d’enthousiasme, les organisateurs ont compté parfois en double. A moins que ce soit l’effet de la boisson autoproclamée reine du festival…mais la consommation à outrance n’était pas de la partie.
Cependant, quelle ambiance au vieux port de Québec. Des gens attentifs à mes propos…on ne s’habituera jamais. Mario d’Eer et moi-même avons animés des conférences tout au long du festival. Les deux premiers jours pour Mario et la fin de semaine pour moi. Il m’avait prévenu que les gens de Québec écoutaient. Il avait raison ! Attentifs, disciplinés et surtout intéressés. Un public de rêve.
Côté exposants, les brasseurs qui ont eu la brillante idée de faire confiance au destin et de se présenter à la première édition ont fait un très bon choix. Tous étaient ravis de participer à un événement qui va très vite devenir une coutume. Il y a des festivals qui soulignent des coutumes et d’autres qui deviendront coutume. La Korrigane a manqué de bière, il faut dire que la capacité de production étant très réduite, Catherie Foster, la propriétaire m’a avoué qu’il était prématuré d’être présent à peine 1 mois après l’ouverture officielle. Qu’à ne cela ne tienne, elle à fait très bonne figure. Marc du Broadway affichait un sourire radieux et m’a avoué à demi-mot qu’à Québec, les gens savent boire. En tout cas, ils savent boire sa bière, c’est sur.
Dominique Doré du St-Arnould s’est même payé le luxe de faire un aller retour Québec – Mont-tremblant pour ravitailler les troupes. Après avoir parcouru plus de 1000 km, il affichait toujours un magnifique sourire…c’est sur, il était payant son festival !
N’oublions pas les brasseurs de Québec qui étaient tous présents excepté l’Inox perché sur sa grande allée. Bruno Blais et Michel Marcoux de La Barberie ont passés les quatre jours sur place. Pour ceux qui les connaissent, vous aurez compris l’exploit ! Mais on était chez eux…le patriotisme… J’ai d’ailleurs invité Michel à venir parler de ses produits avec moi sur la scène principale. Une expérience à refaire avec d’autres brasseurs, les amateurs apprécient découvrir les artistes qui se cachent derrière leurs produits favoris.
Un clin d’œil à Martin du Corsaire et ses canettes vieillies depuis plus d’un an (Il faut plutôt comprendre « oubliées à la cave depuis plus d’un an ».) Une triple belge – la Tombe – et une bière aux épices et aux herbes – la Carcajou – qui développait un nez très complexe.
La Micro d’Orléans était également présente avec Jean aux commandes de son immense glacière style « vaisseau spatial ». Surveillez un stout au chocolat qui s’en vient prochainement. Un délice.
Je ne pourrais nommer tous les exposants présents à cette première édition mais tous ont appréciés « leur » festival. Moi le premier !