Une bière sans houblon

La brasserie Gentse Stadsbrouwerij à Gand en Belgique se spécialise dans la production de bières sans houblons communément appelé Gruyt. Des épices de toutes sortes étaient utilisées à l’époque au lieu du houblon. À la découverte des propriétés que procurent le houblon dans la bière, le style Gruyt s’est avéré de plus en plus rare à partir du 16e siècle.

La Gruut Ambrée de cette brasserie de Gand est une bière de type belge utilisant 4 variétés de malts ainsi que des épices. Il semblerait que l’inspiration du nom Gruut provienne de l’ancienne monnaie du même nom qui était utilisé à Gand à l’époque médiévale.

Mon expérience avec les bières  sans houblons est très limitée mais je considère que ce produit est une belle réussite dans le style. Sans trop de surprises, elle a un profil très herbacé et poivré. Puisque j’ai testé ce produit en fût à Gand et en bouteille à la maison, je peux comparer. Malgré le transport et les quelques mois de vieillissement en bouteille,  cette version peut très bien se comparer à celle en fût. Par contre, je l’ai trouvé légèrement plus acide en bouteille. Toutes deux étaient merveilleusement faciles à boire et rafraîchissantes.

Il s’agit d’une belle découverte pour moi compte tenu de mon peu d’expérience en matière de Gruyt.

Si vous avez des expériences ou des suggestions à faire avec ce style de bière, n’hésitez pas à les partager!

Mention d’honneur au St-Bock

 

C’est hier, au St-Bock, qu’avait lieu la remise du prix du concours la Grande Brasse qui s’est déroulé lors du dernier festival Bières et Saveurs de Chambly.

Ce concours, qui se voulait convivial et amusant, consistait à comparer deux bières  à l’aveugle (sans tenir compte des styles) et choisir celle qui passait à la ronde suivante. Le jury, qui était devant le public, se composait d’amateurs et de professionnels.

Cette avec un verre de Black Jesus en main, grande gagnante de ce concours, que j’ai assisté à la remise du prix décerné au St-Bock et à son brasseur, Philippe St-Cyr. Cette bière se veut un hybride entre une stout impériale et une india pale ale. C’est une bière complexe et merveilleusement bien balancée avec une amertume bien présente provenant des malts torréfiés et des houblons. Pour ma part, il s’agit de la meilleure bière qui soit sortie des cuves du St-Bock jusqu’à maintenant.

Merci à l’équipe de Bières et Saveurs et félicitations au St-Bock !

Retour sur l’Hivernale des Brasseurs

 

Vous étiez probablement au courant de cet événement qui avait lieu du 23 au 25 février au Théâtre Plaza. Vous avez pris connaissance du menu bière suivi du menu bouffe. Ensuite était la question de prix d’entrée et de sa formule toute comprise. Mais tout ceci a bien été couvert auparavant. Maintenant place à mes impressions de la soirée du samedi 25 février.

L’hivernale des brasseurs n’a rien à envier à aucun autre festival sur la bière. Imaginez-vous devant plus de 30 grands crus des meilleures microbrasseries du Québec, sans fil d’attente, sans se bousculer pour avoir un verre ni pour aller aux toilettes. Le format de dégustation était adéquat pour donner l’occasion d’essayer la plupart des bières. Au menu bouffe, un service efficace et en continu de petites bouchées délectables.  Selon moi, la formule était parfaite.

Je décerne mon coup de cœur de cette soirée à la Chernoe Pivo, une stout impériale de la brasserie artisanale Le Trèfle Noir. Je fus ravi dès la première gorgée par sa complexité, son caractère boisé et son profil torréfié à souhait que je recherche dans toute bonne stout impériale.

Une autre bière qui s’est démarquée du lot est la Schieve Tabarnak, fruit d’une collaboration de la micro Le Trou du Diable et de la Brasserie de la Senne en Belgique. Il s’agit d’une blonde belge titrant 5.3%, rafraîchissante, florale, épicée et très goûteuse. Malgré son faible taux d’alcool, elle pouvait facilement se mesurer aux autres bières plus costaudes.

J’ai été agréablement surpris par L’Entrave conçu par Brasseurs Illimités. Une bière à la betterave, rien de moins. Elle était merveilleusement bien équilibrée avec un bon dosage de saveur de betterave fraîchement sortie de la terre reposant sur un sucre résiduel nous rappelant qu’il s’agit bien d’une impériale! Mention spéciale pour l’originalité de cette bière.

 

D’autres grands crusqui méritent d’être soulignés :

Complice 2011 – Benelux

Triple – Brasserie de Rulles

Mea Magna Culpa Édition Spéciale – Brasseurs du Temps

Warlord double IPA – McNeill’s Brewery

McEis, scotch ale de glace – Siboire

Corps Mort – À l’abri de la Tempête

Pour le reste, c’était très bon mais il fallait faire des choix!

Coup de cœur côté bouffe : L’Américain et sa mayonnaise maison ainsi que la côte levée à la réduction de barley wine. Un vrai délice!

Je tiens à féliciterles membres de la cuisine pour leur travail acharné tout au long de la journée ainsi que l’équipe de service. De plus, merci à Marc Bélanger et le Broue Pub Brouhaha pour avoir mis sur pied un événement hors du commun de cette envergure.

 

À l’an prochain!

Unibroue 17 : C’est du sérieux

C’est sans trop d’attentes que je me suis procuré la nouvelle Unibroue 17 fraîchement sortie sur nos tablettes la semaine dernière.  Comprenez-moi bien, j’avais bien apprécié cette bière il y a trois ans. Je trouvais qu’elle avait quelque chose de différent des autres bières Unibroue commençant par son profil épicé voire même poivré. Pas étonnant, elle portait la signature du nouveau maître-brasseur, Jerry Vietz, qui en était à sa toute première création chez Unibroue.

Alors qu’en est-il de cette nouvelle édition? Selon les propos de Sylvain Bouchard, le sommelier en bière Unibroue, il s’agit de la même recette qu’il y a trois ans. Par contre, même recette ne veut pas nécessairement dire même goût. Selon moi, elle est différente et toujours selon mon opinion personnelle, elle est encore plus sublime.

Encore une fois, cette version se démarque des autres produits Unibroue. Vous savez ce fameux goût de levure belge très présent dans pratiquement toutes leurs bières? Avec la Unibroue 17, ce profil est bien masqué par le vieillissement sur copeaux de chêne durant le processus de fermentation. D’ailleurs, c’est ce qui domine le profil gustatif de cette bière.

C’est sans trop la décrire que je vous suggère fortement de vous en procurer une afin que vous puissiez faire votre propre opinion. J’avoue avoir été charmé par cette bière à un point tel que j’en ai acheté une deuxième bouteille le lendemain pour la déguster à nouveau. Je compte en acheter d’autres éventuellement.

Chapeau à Unibroue, son maître-brasseur et toute son équipe pour cette bière!

St-Ambroise Scotch ale 2012

C’est au son de la cornemuse qu’avait lieu le lancement de la Scotch ale 2012 de St-Ambroise mercredi dernier. Mais si vous suivez moindrement l’actualité de la bière, vous étiez probablement déjà au courant.

Mot d’ouverture, musique, poème, petites bouchées typiquement écossaises, sourires, bonne humeur, plaisir et bien évidemment, scotch ale. Voilà une bonne représentation de cette soirée festive en l’honneur de nos racines écossaises. De plus, pour mieux comprendre le processus de création de cette boisson, Taylor McAuslan se faisait un plaisir de nous guider à travers les cuves de la brasserie en expliquant les détails de la mouture de l’orge jusqu’à l’étape de l’embouteillage. D’ailleurs, si vous désirez en apprendre davantage sur ce processus, des visites ont lieu à tous les mercredis soirs pour une modique somme. Le tout inclus la visite complète, un verre et une consommation.  Vous n’avez qu’à prendre contact avec la brasserie, Taylor vous accueillera avec joie!

http://mcauslan.com/fr/notre-brasserie/pour-nous-joindre/

Ce que j’ai particulièrement aimé de cette scotch ale, c’est qu’elle est facile d’accès. Bon nombre de personne ont du mal avec le côté amère de certaines bières, profil que vous ne retrouverez aucunement avec ce style. Son côté malté prend le dessus sur ses houblons la rendant moelleuse et douce. Avec un peu d’attention, vous détecterez une pointe de fumée. Prière de ne pas la servir trop froide pour profiter pleinement de ses saveurs. Relevez le défi et servez-la  à ceux qui n’aiment pas la bière en général, vous pourriez faire de nouveaux adeptes!

Slàinte Mhòr!

L’Espace public

Depuis le début du mois de janvier, les habitants du quartier Hochelaga peuvent maintenant s’abreuver de bières de microbrasseries dans une ambiance conviviale à caractère culturel. Au premier coup d’œil, lorsqu’on entre à l’intérieur de l’Espace public, on aperçoit une géante murale permanente réalisée par un atelier du quartier représentant celui-ci. Pour le reste des œuvres qui jonchent sur les murs, un artiste par mois a la chance de pouvoir exposer. L’endroit est petit, la décoration est simple mais c’est chaleureux.

En termes de bières, seulement deux provenant de la maison sont disponibles pour le moment. Une pale ale anglaise ainsi qu’une India pale ale de style américain. Une troisième bière devrait voir le jour sous peu, probablement une brown ale. Dans l’attente de leur permis de brassage et afin d’offrir une plus grande variété de produits maisons, d’autres bières microbrassées sont en service provenant des microbrasseries du Bilboquet, du Lac St-Jean et de Charlevoix.

Puisqu’ils sont ouverts depuis quelques jours seulement, ils n’ont pas encore de menu bouffe mais ça s’en vient! Ils prévoient offrir de petits amuse-gueules tels que des terrines, des fromages, des olives et des nachos.

C’est un bon début pour ce nouveau bistro-brasserie et je leur souhaite le meilleur des succès dans l’avenir. Ce ne sera certainement pas ma dernière visite!

http://www.lespacepublic.ca/index.html

 

19.1%

 

Je dois être honnête, j’espérais ne pas avoir à ouvrir cette bouteille lors du réveillon du nouvel an. À quelle bouteille fais-je référence? Celle qui a obtenu le plus de votes lors de mon billet du 29 décembre dernier que vous trouverez ici :

http://www.bieresetplaisirs.com/blogue/2011/12/29/la-question-qui-tue/

Au moins, j’ai tenu parole. Et pourquoi n’avais-je pas envie d’ouvrir cette Mikkeller Big Worst Bourbon Edition à 19.1%? Parce que je savais très bien que j’aurais du mal à enfiler les autres bières prévues pour la soirée et par conséquent, débuter l’année 2012 du mauvais pied!   

De couleur orangée trouble, un puissant parfum de bourbon émane de mon verre cachant derrière lui des arômes de fruits séchés et de céréales caramélisées. En bouche, le bourbon n’est pas subtil mais laisse tout de même place à de fortes notes de caramel, de toffee et de vanille. Le tout se termine par une amertume qui tente de balancer tout ce sucre résiduel. À chaque gorgée, une chaleur m’envahie dans la gorge, passant par l’œsophage pour confortablement s’installer dans mon estomac me donnant l’impression de pouvoir affronter le climat hivernale sans la moindre difficulté.  

C’est excellent, mais pas pour toutes les occasions. Petit conseil, vaut mieux partager une bière de ce calibre, chose que j’ai omis de faire.

Pour se procurer cette bière, votre meilleure chance serait auprès des importations privées. Pour ma part, je l’ai déniché à San Francisco l’été dernier.

 

La question qui tue

Quoi boire lors du réveillon du jour de l’an?

Ça semble tout à fait anodin comme question mais il faut tout de même terminer l’année en beauté. Et quoi de mieux qu’une bonne bouteille…

C’est pourquoi à défaut de vous proposer un choix de grands crus, je demande plutôt de l’aide pour faire un choix sur la bouteille qui animera cette soirée festive. Je dois en choisir seulement une parmi les sept proposées. Celle qui aura le plus de votes sera celle que j’ouvrirai.

Je vous donnerai mes impressions de la bière choisie en début d’année.

Merci d’avance pour l’aide!

De gauche à droite :

Unibroue 15: Bières extra forte sur lie, 10%, Québec
Thomas Hardy’s Ale: Barley Wine, 11.7%, Angleterre
Mikkeller Black Hole Wine barrel aged: Stout Imperiale, 13.1%, Belgique
Alesmith Speedway Stout: Stout Impériale, 12%, États-Unis
Mikkeller Black : Stout Impériale, 17.5%, Belgique
Mikkeller Big Worst Bourbon Edition, Barley Wine, 19.1%, Danemark
Unibroue 16: Bière extra forte sur lie, 10%, Québec

Benelux # 2

Simplement pour propager la nouvelle davantage, la brasserie artisanale Benelux ouvrira une seconde succursale ce printemps à Verdun.

Voici ce que Benoît Mercier du Benelux a écrit sur sa page Facebook:
«Nous nous étions engagé à vous donner des nouvelles avant Noël à propos de rumeurs concernant l’ouverture d’un deuxième Benelux, et bien voilà : nous ouvrirons une deuxième brasserie artisanale dès ce printemps à Verdun, sur la rue Wellington. Le projet en est à ses balbutiements mais le local est choisi et très inspirant. Il y a une cour immense qui, je vous le garanti, deviendra le plus beau et grand beergarden de la région.»

C’est ce que j’appelle une bonne nouvelle pour les gens de Verdun!