Une nouvelle microdistillerie spécialisée en spiritueux, fabriquée à la main en petits lots a récemment vu le jour à Mirabel : Le Pirate du Nord. Le nom de la distillerie vient un peu du produit et un peu de l’attitude de la compagnie : leur but premier était de faire du rhum fermenté et distillé entièrement ici, au Québec, dans le Nord.

Le rêve d’André Trudeau, l’homme derrière cette jeune entreprise, débute lors du décès de ses parents : «ça m’a donné le courage de prendre tous mes moyens pour partir la compagnie», explique-t-il. Il est présentement en pourparlers avec d’éventuels nouveaux partenaires. Il possède un alambic de 300 gallons pour produire ses différents spiritueux.

Depuis un an, la distillerie a su faire parler d’elle en remportant la médaille d’or au New York International Spirits Competition de 2018 avec son Gin Bootlegger Botanique #3. Ce gin reposé contient, entre autres, de la racine de pissenlit, de l’églantier et du poivre long. Le tout est ensuite reposé sur du bois de chêne et de pommier. «Comme le rhum prend beaucoup de temps, nous sommes partis avec un gin comme produit de départ», indique M. Trudeau.

Le gin sera un spiritueux régulier de la distillerie, même une fois que le rhum sera prêt. Mais l’offre du Pirate du Nord ne se limitera pas qu’à ces deux seuls produits, bien au contraire.

Présentement en élaboration sont aussi : une liqueur de style «Chartreuse», des amers aromatiques, un whisky, et un brandy. La mise en marché pour ces boissons devrait débuter dans les prochains mois et se poursuivre tout au long de l’année. Ce ne sont donc pas les projets qui manquent. «Bref nous allons être assez occupés!», s’exclame d’ailleurs l’entrepreneur.

Le principal défi d’André Trudeau est désormais de faire croître son entreprise : « Nous avons prouvé qu’on peut faire un gin de médaille d’or. Et notre rhum, à date, a été très apprécié dans nos taste tests, alors on sait que ce qui sort de chez nous c’est de l’or», se targue le propriétaire de l’entreprise laurentienne. Comme plusieurs, cette croissance devra nécessairement passer par le marché international (voir notre dossier en page 7).

Pour lui, il suffit donc simplement de travailler fort et de ne pas lâcher prise.