Une cidrerie fait appel à l’aide du public pour lancer sa production

Des pionniers du cidre au Québec, François Pouliot et Stéphanie Beaudoin, lancent une campagne de sociofinancement afin d’acheter les premières cuves du Verger Hemmingford sur la plate-forme Kickstarter. Leur objectif est d’amasser un minimum de 50 000 $ pour financer l’achat du matériel essentiel au démarrage de la toute nouvelle cidrerie. Le couple invite donc tous les amateurs de cidre du Québec à participer à remettre de l’avant « le bon et le beau de notre culture ».  Les contributeurs d’au moins 250 $ verront leur nom gravé sur la première cuve. « On a les pommes dans notre verger, on a les bâtiments. Pour relancer la production, l’équipement le plus important est l’acquisition de cuves », explique François Pouliot. Une fois l’équipement en place, le couple désire produire un cidre pétillant de soif qui sera offert en canette. La nature n’attendant jamais, la cidrerie s’est donnée jusqu’au 21 octobre pour amasser les fonds nécessaires. Détails sur vhemmingford.com.

Le Fermentor a maintenant sa propre salle de brassage

La Microbrasserie Le Fermentor, qui existe depuis juillet 2017, a ses propres installations depuis juillet 2018. Auparavant, elle brassait à la Microbrasserie Goudale. « Au départ, on voulait brasser sur place, mais on manquait d’espace. On a donc opté pour une usine à un autre endroit », explique le copropriétaire Patrick Martin. Le bar demeure au 355, boulevard de L’Ange-Gardien, à L’Assomption, et la salle de brassage s’est installée au 318 C, rue St-Paul, à Le Gardeur. Les nouvelles installations ne sont pas ouvertes au public. Avec une capacité de production annuelle de 30 000 litres, les propriétaires seront maintenant autonomes pour fournir leur bar et pourront éventuellement prendre de l’expansion afin de pouvoir embouteiller. Ils aimeraient, si possible, fournir une petite quantité en bouteille pour la région, dès cet hiver. Il s’agirait des premiers produits du Fermentor sur les tablettes. Les proprios souhaitent également brasser des produits à l’image de bars et restos du coin. Sur place, le nombre de lignes de fût demeurera le même, soit une dizaine proposant uniquement les bières de l’endroit. Les rotations de produits sur les lignes seront plus rapides maintenant que le Fermentor a sa propre salle de brassage.

« On attendait d’avoir nos installations pour brasser certaines recettes. On a lancé une nouvelle Berliner Weiss et notre Double IPA, sortie l’année dernière est de retour », conclut M. Martin.

déjà 10 ans!

Si les choses changent rapidement dans le milieu brassicole ces dernières années, il est réconfortant de voir que d’autres restent exactement les mêmes. Le Bateau de Nuit, bar à bières culte de Québec, demeure dix après son ouverture un incontournable pour les passagers nocturnes en quête de brassins d’exception pour étancher leur soif. Ouvert à l’été 2008 par l’énigmatique Didier, il est discrètement situé sur la rue Saint-Jean, au deuxième étage d’un vieil édifice. Son cachet indéniablement mystérieux et son offre constante des meilleurs breuvages houblonnés ont su le positionner au top des bars à bières de la région. Sébastien Hamelin qui a pris le relais en janvier 2012 maintient habilement la formule dans un milieu où la concurrence se fait féroce. Avec seulement 10 lignes de fûts, l’équipage a su s’attirer les geek grâce à une judicieuse sélection de produits, une ambiance des plus authentiques et des activités thématiques récurrentes, notamment les plus récentes Soirées de l’humour commanditées par Oshlag et les lundis d’impro de l’ÉPI soutenue par MicroBrasserie Charlevoix. Sébastien n’est pas en reste, il prévoit bientôt organiser une soirée cinéma en plus d’ajouter quatre lignes additionnelles dont une serait exclusivement dédiée à des produits d’importation privée. Et pour souligner le 10e? «On va assurément faire un événement, mais on attend le retour de Didier qui est parti en mer et qui devrait revenir avant l’hiver». Surveillez la page Facebook de la place pour ne pas manquer le bateau!

Accommodation ChaLou ouvre une deuxième succursale

Le dépanneur Accommodation ChaLou, réputé pour son très grand frigo à bière de 960 pieds carrés et qui a vu le jour sur l’avenue Lapierre, à Québec en 1991, aura son « petit » frère. En effet, vers la mi-octobre ou la fin de ce mois au plus tard, une deuxième succursale ouvrira au 2218, boulevard Louis-XIV, également à Québec. « C’est une entreprise familiale. Quand elle a été fondée en 1991, c’était à mes parents, et en cours de route, mon frère Charles et moi nous sommes joints à la compagnie. Maintenant, on a de la relève, car trois de mes cinq enfants y travaillent. On a donc ouvert une autre succursale pour pouvoir faire travailler tout le monde, explique le copropriétaire Louis Tremblay. Charles habite près de la première dans le quartier St-Émilie donc il va s’en occuper et moi qui suis près de la deuxième dans le quartier Beauport, je vais y travailler. Ça va être un copier-coller de l’offre, mais en plus grand. » La superficie totale du premier dépanneur est de 4000 pieds carrés alors que celle du second sera de 6000 pieds carrés. Le frigo du nouvel établissement promet d’être encore plus impressionnant. Il y a environ 1500 bières différentes et 85 microbrasseries représentées à chaque endroit. Si on y retrouve toujours pas moins de 4000 caisses de 24 à la première succursale, il y en aura minimum 5000 à la deuxième. Le nouveau dépanneur a nécessité un investissement de deux millions de dollars.

La Grande Hermine, le pastis accoste à St-Arsène

La distillerie Fils du Roy innove une fois de plus en lançant La Grande Hermine, un pastis bien de chez nous. «C’était la suite logique de notre absinthe. Historiquement, le pastis a été inventé après que l’absinthe eut été interdite en France», explique Jonathan Roy, président de la distillerie de Saint-Arsène. En effet, suite à la prohibition de l’absinthe, toute l’industrie de l’anisé a souffert. Le pastis a profité de certains allègements pour faire sa place à partir des années 30. «Nous avons choisi les normes du “Pastis de Marseille”, mais comme à notre habitude, on voulait quelque chose de plus naturel», raconte M. Roy. La distillerie n’ajoute donc ni sucre, ni colorant, ni arôme artificiel. En plus, elle utilise des plantes de son jardin : du carvi, cultivé à partir de semences sauvages, amenant un goût anisé et légèrement mentholé, et de l’agastache, une plante originaire de l’Ouest canadien qui a un très beau profil aromatique.

«L’an prochain, avec l’achat de notre petite terre agricole, nous allons être en mesure d’ajouter à nos cultures l’anis vert et le fenouil», s’enthousiasme-t-il déjà.

Bold vodka remporte deux médailles

La toute nouvelle vodka Bold, lancée au printemps, vient tout juste de remporter deux prix importants, soit la médaille d’argent, avec une note de 91, lors de la cinquième édition de la Compétition internationale de spiritueux de Melbourne, ainsi que la médaille de bronze à l’International Wine & Spirit Competition de Londres. C’est le premier produit de Montbel vins et spiritueux, une jeune entreprise mise sur pied par Mathieu Bélanger, un passionné qui travaille dans le domaine depuis une quinzaine d’années. Celui-ci a effectué plusieurs tests afin de trouver les bons fournisseurs et la meilleure eau possible. L’utilisation d’une base faite à 100 % de maïs l’a orienté vers une source de la Mauricie offrant la minéralité et la texture qu’il recherchait pour sa vodka. Son prix agressif, la plaçant dans le même créneau que plusieurs grandes marques, est une approche différente pour un tel spiritueux. Mais la réception en SAQ est excellente et le produit se retrouve déjà dans près de 115 succursales.