Le premier gin trifluvien vient tout juste d’arriver en SAQ. Ce premier spiritueux produit par la distillerie artisanale du même nom arbore d’ailleurs fièrement un logo stylisé du célèbre lapin blanc.

Le mot Wabasso signifie « lapin blanc comme neige » dans la langue des Ojibwés. C’est un hommage direct à l’usine de coton de la Wabasso Cotton Company Limited, fondée en 1907 par l’entrepreneur Charles R. Whitehead. Elle a été l’une des plus importants employeurs de la ville de Trois-Rivières jusqu’à sa fermeture en 1985.

Et tout comme cette entreprise, l’objectif de Maxime Vincent et de son associé, Guyaume Parenteau, est de faire rayonner la région aux quatre coins du Québec. « Notre gin a réellement une saveur d’ici : on utilise du trèfle rouge et du thé des bois de la région. On fait affaire avec des cueilleurs capables de nous fournir des aromates de qualité », explique fièrement M. Vincent.

L’entièreté de l’eau utilisée leur est fournie par Radnor, une eau puisée à même une source découverte en 1894. « Cette eau de la Mauricie nous a séduits par sa limpidité et sa composition minérale », indique la distillerie.

Les deux entrepreneurs rectifient leur gin à partir d’un petit alambic de 380 L. « C’est l’ancien pot still de la Distillerie St. Laurent. Il a déjà produit 100 000 bouteilles d’un des meilleurs gins du Québec », précise M. Vincent.

L’appareil n’est pas le seul à déjà avoir de l’expérience, car celui qui l’utilise provient du monde brassicole, ayant travaillé autant pour dans des microbrasseries que dans des multinationales. Son associé, M. Parenteau, est quant à lui mixologue. Il s’occupe des relations publiques et des ventes.

Les deux entrepreneurs ont choisi une forme de bouteille unique, rappelant les années « 30, avec un bouchon de bois surdimensionné. L’étiquette elle-même possède une bonne dose de classe et de nostalgie avec ses couleurs vieillottes et ses décorations art-déco.

Pour la jeune distillerie, le succès est déjà au rendez-vous. « Nos bouteilles sont à la SAQ depuis la Saint-Jean et avant même la fête du Canada on a déjà reçu une seconde commande », se réjouit Maxime Vincent. « Notre gin n’est pas nécessairement facile d’approche, mais on tient à toucher le cœur des amateurs. »