Rares sont les cidreries qui ont créé un buzz aussi grand qu’Alma lors de leur arrivée sur le marché. Déjà cet hiver, un certain engouement s’est développé autour de leurs cidres Rosie et Klaus. Puis, au Mondial des Cidres, c’est au tour de l’Impérial Riesling de se faire remarquer.

Pourtant, à peine plus d’un an plus tôt, rien ne laissait présager tout cela. «On cherchait un vignoble et on est tombé en amour avec cette terre qui possédait aussi un verger. Une belle surprise», raconte Justine Therrien, celle qui, avec Julien Niquet, est derrière la Compagnie de Cidre Alma. Ils y font un cidre naturel, ce qui ne fût pas de tout repos : «On a décidé de se lancer dans l’agriculture l’année la plus pluvieuse. On a tout désherbé à la main», se souvient Justine. Mais, à la fin, la récolte fut fructueuse.

«Le verger n’avait pas de pommes à cidre en tant que tel. Mais, beaucoup de pommes acides telle que la Dolgo, ou encore astringentes comme la Hyslop», précise Justine. Ce qui leur permet de bien balancer la douceur de la pomme avec des tanins et de l’acidité, tout en apportant une complexité accrue. 100 % des pommes utilisées proviennent de leur propre verger de Frelighsburg.

Avec son expérience acquise à Oshlag et Glutenberg, Julien amène une touche définitivement brassicole aux cidres d’Alma. «J’ai beaucoup parlé avec les brasseurs, en plus de lire sur le sujet. On voulait une signature différente, proche de ce qui se fait en France, plus précisément des cidres bretons», explique-t-il. Ils se sont aussi beaucoup inspirés d’autres personnalités québécoises du monde du cidre : Bastien, Brongo, Barthomeuf. «On aimerait se comparer, bien humblement, au Clos Saragnat et au Somnambule», ajoute-t-il.

Quant au nom, il fait référence littéralement aux origines de la pomme.

«Alma signifie “pomme” en kazakh. C’est du Kazakhstan que l’on retrace les origines de la pomme. On y retrouve encore aujourd’hui des forêts de pommiers», explique Julien.

«Mais c’est aussi un clin d’œil au chalet d’Alma des grands-parents de Julien», indique Justine.

Pour Alma, compagnie de cidre, le futur est clair : il faut amener le produit plus loin que ce que l’on retrouve sur le marché présentement. Deux autres cidres saisonniers viendront bonifier la gamme, en plus des recettes qui s’ajouteront à l’automne aux produits réguliers.