Pourquoi ouvrir seulement une brasserie ou une distillerie quand on peut combiner les deux? C’est ce que se sont dit le brasseur-distillateur Alex Ganivet-Boileau, le vice-président au développement Patrick Cool, ainsi que le président de la Brasserie Distillerie Champ Libre, Alexandre Provost, dont l’établissement devrait ouvrir ses portes au courant du mois d’avril.

« Je trouve ça intéressant de composer avec deux savoir-faire qui se complètent et permettent d’offrir deux types de produits aux consommateurs », explique Alexandre Provost. En ce qui concerne Alex Ganivet-Boileau, brasseur d’expérience, il s’agit d’une suite logique. « Durant un voyage au Kentucky, j’ai visité une distillerie de bourbon et j’ai eu la piqûre », mentionne-t-il. Lorsque les instigateurs du projet, M. Provost et M. Cool l’ont approché, leur volonté de faire de la distillation l’a convaincu d’embarquer dans le projet.

Mais ne vous en faites pas, amateurs de bières, votre boisson favorite constituera 95 % de la production de l’établissement. « Pour la distillation, c’est encore difficile de rentabiliser une opération à petite échelle. C’est pour se faire plaisir. On aimerait faire un whisky, mais ça prend minimum trois ans pour le faire vieillir en fût de chêne. Il y a aussi un engouement pour le gin », poursuit M. Ganivet-Boileau.

Les propriétaires, qui se sont installés sur une terre agricole, aimeraient cultiver le plus possible de leurs ingrédients, dont l’orge et des aromates pour le gin.

Une fois qu’ils seront bien rodés, ils visent une production de 2000 hectolitres par année. L’établissement, qui se veut chaleureux, peut accueillir 48 personnes à l’intérieur et le même nombre sur la terrasse. Parmi les six lignes de fût proposées, on y retrouvera uniquement de leurs produits. D’abord, on y servira quatre produits dont une IPA très intense et un Stout Impérial. Ils créeront aussi des bières d’inspirations allemande et belge. Des saisonnières seront éventuellement au menu.

Au début de l’été, ils prévoient lancer de nouvelles bières qui ne seront pas distribuées ailleurs et invitent les gens à aller se les procurer sur place. En ce qui concerne la distribution, au départ il y aura une cinquantaine de points de vente, mais ça augmentera rapidement pour aller jusqu’à 250 ou même 300 endroits au fil du temps, à l’échelle du Québec. On pourra se procurer leurs bouteilles de 500 ml dans les épiceries fines, dépanneurs spécialisés et même dans les grandes surfaces. Une production entre 300 000 et 350 000 bouteilles par année est prévue, ce qui équivaut à leur capacité de production maximale.

Une équipe expérimentée

Alex Ganivet-Boileau est brasseur professionnel depuis 10 ans. Plusieurs de ses recettes de bières lui ont permis de remporter des prix. En 2016, il a siégé sur le jury du Mondial des bières de Rio au Brésil. Patrick Cool travaille dans le domaine des microbrasseries depuis plus de 10 ans. Il a fondé les Bières Béluga et la Gin Ale qui seront d’ailleurs brassées sur place et les clients pourront se les procurer à la boutique de la micro. Son réseau de distribution sera très utile pour leur nouvel établissement. Alexandre Provost est, pour sa part, issu d’une famille d’entrepreneurs. Il a acquis de l’expérience en développement des affaires, marketing, gestion des opérations, administration et finances en travaillant pour l’entreprise familiale.

C’est un rendez-vous au 260, Boulevard St-Jean-Baptiste, à Mercier. Renseignements : champlibre.co/.