Le Dépanneur Tout-Près célèbre ses 30 ans

Le Dépanneur Tout-Près, situé à l’angle des rues Wolfe et Mgr Gosselin à Lévis, a célébré ses 30 ans en organisant une fête, le 26 octobre dernier, au cours de laquelle les clients ont eu droit à plusieurs promotions et tirages. Fait important : l’établissement, fondé par Roland Bélanger et son ami Conrad Nadeau, accorde une place de choix aux bières de microbrasseries depuis sa fondation. La fille de Roland, France Bélanger, prend tranquillement la relève de l’entreprise et compte bien poursuivre dans la même lignée. Avec sa collègue de longue date, la gérante Maryse Gagné, elle donne de bons conseils aux clients. Les employés reçoivent d’ailleurs des formations pour être eux aussi en mesure de conseiller et de répondre aux questions. Le dépanneur propose environ 780 bières différentes de plus de 45 microbrasseries québécoises. Tous les styles y sont présents. On y offre des dégustations, tous les vendredis, dans le but de faire découvrir de nouveaux produits à la clientèle. Les bières sont offertes dans différents formats de bouteilles, canettes et cruchons. L’établissement possède même sa propre bière, la IPA Lévisienne, brassée par Corsaire Microbrasserie et distribuée, à l’échelle du Québec, depuis trois ans. Pour connaître les nouveautés : facebook.com/depanneurtoutpres. Félicitations à toute l’équipe!

Quand la bière rencontre le whisky

Jameson Caskmates
Photo: SAQ

Affiné en fût ayant contenu de la bière Stout, ce Jameson Caskmates a été présenté à des membres de l’industrie de la bière à Montréal. Une dégustation, animée par l’ambassadrice Jameson Saraid McCarrick et l’expert bière Philippe Wouters, a permis aux convives de vivre une expérience de dégustation analytique et comparative. Ils ont été invités à gouter la version originale, suivie d’une dégustation croisée entre trois bières, de profils différents et du Jameson Caskmate. Mention spéciale pour les bières de type Stout qui permettent de recréer la finesse des fûts utilisés pendant la maturation du whisky.

Une brasserie itinérante et une compagnie de houblons à découvrir

L’ancien brasseur du Bilboquet, Mathieu Fréchette, et sa conjointe, Jessica Savoie-Roberge, sont propriétaires de la Microbrasserie Azimut et de la compagnie Nanohoublons, qui vend du houblon aux brasseurs amateurs et aux microbrasseries. Azimut est une micro itinérante qui a été fondée en janvier 2017, alors que Nanohoublons existe depuis 2014. Les propriétaires ont l’intention d’ouvrir une brasserie industrielle et une petite boutique, à Drummondville, d’ici un an. « Notre désir premier est de pouvoir commercialiser nos propres recettes et de laisser notre créativité s’exprimer. C’est aussi une belle opportunité de mettre les houblons qu’on vend en valeur. On en offre au moins une trentaine de sortes des États-Unis, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de l’Afrique du Sud et de l’Allemagne, entre autres », explique M. Fréchette. Les premières bières ont été brassées avec l’équipement du Bilboquet. Au moment d’écrire ces lignes, le couple était en train de conclure une entente avec une autre microbrasserie, où les produits seront brassés en attendant l’ouverture de leur établissement. Les bières sont en vente dans une trentaine de boutiques et dépanneurs spécialisés à Drummondville, ainsi qu’à Québec, Montréal, Saguenay, Sherbrooke et Rouyn-Noranda. Le premier brassin est sorti à la fin octobre. En tout, 202 caisses de 12 bouteilles de 500 ml de la Freya, une IPA américaine à 7 %, ont été mises en vente, à la fin octobre. Elle sera prochainement rebrassée. Une Tripel et un Barley Wine américain font aussi partie de leurs projets. D’ici au printemps, au plus tard, Nanohoublons aura sa boutique en ligne : nanohoublons.com. Pour connaître les points de vente des bières d’Azimut : microazimut.com.

Un espace boutique pour la Brasserie Harricana

Depuis octobre dernier, la Brasserie Harricana – qui a ouvert ses portes en 2014 – a sa propre boutique où il est possible de se procurer les bières de l’établissement en bouteilles ou en cruchons. Le resto-pub est situé au 95, Jean-Talon Ouest, à Montréal, et la boutique est au deuxième étage du même bâtiment, en haut de la salle de brassage, au 7205, St-Urbain. « On s’est fait proposer cet espace par le propriétaire de la bâtisse qui savait qu’on était en expansion. On a maintenant un coin bureau, un endroit pour la boutique afin que les gens puissent consommer des bières de micros à la maison et un lieu où mettre nos barils de chêne », explique la responsable des communications, Laurie Thériault. La boutique propose trois à quatre de ses bières en format de 750 ml. On y retrouve aussi les bières de la série 7205, vieillies en fût de chêne ainsi que quelques exclusivités. Des bouteilles de 500 ml seront bientôt disponibles. Un système y a été installé pour remplir des cruchons d’un litre et quatre à six produits sont offerts en rotation. Il s’agit d’une belle occasion de rapporter à la maison des bières d’Harricana qui ne sont pas offertes en bouteilles. (Photo à la une)

Le Glenfiddich IPA Experiment

Une bouteille du Glenfiddich IPA Experiment
Phoro: Grant’s

Le rêve de bien des amateurs de whisky et de houblon se réalise : un scotch whisky affiné en fût d’IPA. La maison Glenfiddich lançait récemment le premier scotch whisky single malt affiné dans des fûts de chêne ayant préalablement contenu une India Pale Ale artisanale. La distillerie veut ainsi aller au-delà des frontières classiques du whisky, et innover tout en préservant le savoir-faire ancestral. L’IPA Experiment, première référence de la Série Expérimentale, est née de la collaboration entre Brian Kinsman, Malt Master de la distillerie Glenfiddich et de Seb Jones, artisan brasseur de la Speyside Craft Brewery. Ce dernier a donc créé une IPA unique, expressément créée afin d’assaisonner des fûts de whisky, faits de chêne américain. Ceux-ci accueillent pendant quatre à six mois le single malt ayant déjà mûri dans des fûts de bourbon pendant plusieurs années. Ce scotch aux notes fruitées et houblonnées s’ajoute désormais à l’offre régulière de la légendaire distillerie du Speyside. Les flaveurs du houblon, du malt et du bois se mêlant agréablement dans ce whisky bien spécial embouteillé à 43 %. Il est désormais disponible à la SAQ pour 90 $.

Une usine pour Le Coureur des Bois

Au moment d’écrire ces lignes, le propriétaire et brasseur de la Microbrasserie Le Coureur des Bois, Louis Simard, prévoyait que son usine serait fonctionnelle au début décembre. Existant depuis 2011, la brasserie située à Dolbeau-Mistassini, pourra maintenant compter sur sa propre usine de brassage de bières située à cinq minutes de la micro. La production devrait passer de 300 à 1800 hectolitres par année. Si tout se déroule comme prévu, des bouteilles de 500 ml devraient être sur les tablettes en décembre 2017 ou au début 2018. Le Harfang (une blanche), Le Lynx (une blonde), Le Renard (une rousse) et L’Ourse noire (un Stout) seront les premières disponibles sur les tablettes. La Migratrice, une Witbier impériale avec des herbes boréales et La Jaseuse aux bleuets seront aussi parmi les premières distribuées sur le marché. Des bières saisonnières seront également vendues. Les produits du Coureur des Bois seront disponibles dans quelques centaines d’épiceries et dépanneurs spécialisés au Saguenay–-Lac-Saint-Jean, sur la Côte-Nord, à Chibougamau et peut-être également à Québec. Éventuellement, elles seront aussi disponibles en fût dans les bars et restos.

La maison Sivo lance le premier véritable whisky artisanal québécois

Le 6 octobre dernier, la Maison Sivo lançait son whisky québécois, le premier en son genre. Dans les faits, ce sont deux différents whiskys qui ont été annoncés : un rye affiné en fût de Porto et un single malt ayant séjourné en fût de sauternes. «Pour le rye, j’utilise 75 % de seigle et 25 % d’orge maltée afin d’éviter de devoir ajouter des enzymes», précise Janos Sivo, le propriétaire de la distillerie. Il utilise une levure de téquila. «Elle complémente bien les saveurs épicées du seigle, mais donne un peu moins de rendement», indique-t-il. Mais puisqu’il désire avant tout créer un whisky de renom, la qualité passe avant la quantité pour lui. Celui-ci a aussi annoncé l’arrivée d’une eau-de-vie de framboise. «C’est mon coup de cœur», ajoute d’emblée M. Sivo, «900 bouteilles ont été commandées par la SAQ». Quatre créations de cette ferme microdistillerie fondée en 2014 sont déjà disponibles à la SAQ : L’Essence du Single-Malt, L’Essence du Rye, Le Moonshine du Rye et le Shaman. Les deux premiers sont des distillats de céréales ayant reposé en fût, mais pas assez longtemps pour être considérés du whisky. L’autre est simplement son eau-de-vie de seigle ramenée à 42 % d’alcool par volume. Le dernier est une boisson aux herbes, un peu comme un Jägermeister ou un Drambuie. La trame de fond de tout cela? «C’est le terroir du Québec en bouteille», indique le sympathique distillateur de Franklin, en Montérégie.

Un rhum et des whiskys du Bas-Saint-Laurent bientôt disponible

Fort du succès de son gin aux algues, la Distillerie du St. Laurent travaille présentement sur de nouveaux spiritueux. Le premier de ceux-ci est un rhum. «Ça nous tentait de faire cela puisque ça ne nécessite pas d’empâtage; on a rodé notre équipement en faisant du rhum», explique Jean-François Cloutier. Le propriétaire indique que le rhum que produira sa distillerie sera proche de ceux des Antilles, fort en congénères. Il utilise de la mélasse verte de Crosby Molasses Company, une compagnie d’import-export fondée en 1879 et basée au Nouveau-Brunswick. «On a choisi une mélasse blackstrap chargée en tout sauf en sucre et une souche de levure très intense sur les congénères», précise-t-il. Il entend donc faire du sien un clin d’œil aux rhums qui, autrefois, étaient produits un peu partout sur la côte ouest américaine et canadienne, déjà au milieu du 17e siècle. L’entreprise de Rimouski travaille aussi déjà sur un spiritueux élaboré comme les bourbons de nos voisins du sud. «La recette comporte 75 % de maïs, 15 % de seigle et 10 % de malt. On le met dans des fûts neufs», précise M. Cloutier. On devrait d’ailleurs voir une version non âgée de ce distillat sur les tablettes de la SAQ au printemps. Sans oublier un single malt dont l’orge sera fumée au bois d’érable. «On a dans la région un terroir riche. Et ça ressemble en partie à l’Écosse : c’est peut-être plus froid en hiver, mais c’est en même temps plus chaud en été. Et on est au bord de la mer» s’empresse-t-il de mentionner. Il travaille avec la ferme malterie MaltBroue pour son malt. «On mise à travailler sur des trucs uniques!», s’exclame le jeune entrepreneur.

Des produits sur les tablettes pour Matera Brasseurs Tonneliers

L’équipe de Matera Brasseurs Tonneliers – que vous connaissez peut-être déjà pour La Tam-Tam (Session IPA) et La Réal (Double IPA) – s’apprêtent à lancer de nouvelles bières. Les quatre propriétaires, Hugues Leroux-Kelly, William Marin, Olivier Moreau et Ranko Bobusic brassent amateur depuis plus de dix ans, mais passent maintenant dans la cour des grands. Puisqu’ils n’ont pas de pied à terre, ils produisent chez Oshlag. « On va lancer des bières avec de la levure sauvage, vieillis en fût de chêne et avec des fruits. On travaille aussi sur quelque chose d’unique, fait au Canada avec du café», explique M. Leroux-Kelly. Les prochains produits à sortir sur les tablettes seront un Stout impérial russe à 9 % et une Pale Ale belge vieillie en fût de vin rouge avec une souche de levure sauvage maison à 6,5 %. La seconde sera offerte en plusieurs déclinaisons dont des variations aux fruits. Le Stout sortira pendant le temps des Fêtes et la Pale Ale belge au début 2018. Elles seront toutes deux disponibles en bouteilles de 500 ml et seront distribuées, à l’échelle du Québec, dans 140 dépanneurs spécialisés. Matera prévoit également construire une tonnellerie dans les Cantons-de-l‘Est au cours de la prochaine année et ouvrir une fermenterie d’ici un ou deux ans.

Le Sauvage de la Cidrerie Le Somnambule de retour en février 2018

Le Sauvage, un cidre de fermentation spontanée, est le premier produit concocté par Émile Robert et Eve Larouche Laliberté, les nouveaux propriétaires de la Cidrerie Le Somnambule, anciennement Casa Breton, située à St-Henri-de-Lévis. Paru en mars 2017, ce premier produit expérimental fructueux annonçait les couleurs – et l’image – de la nouvelle équipe tout en reflétant la direction qu’elle souhaite prendre, soit miser davantage sur des cidres fermiers tels qu’on en retrouve en Europe. Les recettes existantes ayant subi quelques ajustements, Émile souhaite explorer différentes fermentations, notamment en se dotant de barriques diverses. À 6 % d’alcool, Le Sauvage est un cidre assez sec, proposant des arômes de pommes vertes et une vive acidité. Un cidre avec du caractère qui a déjà commencé à faire sa place dans quelques bonnes tables de la région de Montréal, ainsi qu’en dépanneurs spécialisés ici et là. La cuvée de 2017, produite en plus grande quantité, sortira en février prochain et s’annonce pour l’instant assez fruitée avec des parfums évoquant la poire et les fruits tropicaux. Prochainement, un nouveau cidre fort de fermentation spontanée, à 9,5 % d’alcool, fera sa sortie en quantité limitée; celui-ci fut concocté à partir du jus subsistant suite à la production d’un cidre de glace. À surveiller de près. lesomnambule.com.