La Barberie de Québec fête cette année ses 20 ans d’activités brassicoles et, vous l’avez remarqué, elle change de look pour l’occasion, délaissant son traditionnel casque de viking au profit d’un « B » évoquant tout de même subtilement les voiles d’un drakkar, de quoi faire un petit clin d’oeil au passé. Mais bien plus qu’une simple transformation de style, les changements mis en branle pour l’occasion sont profonds et réfléchis.

La coopérative brassicole en profite notamment pour actualiser sa gamme de produits en bouteilles, tant les réguliers que les saisonniers. Cinq régulières demeurent ainsi disponibles en tout temps, soit la Cuivrée au thé, la Pale Ale américaine, la Blonde biologique, la Rousse anglaise, et la Blanche aux mûres. Quatre saisonnières seront dorénavant proposées en alternance; la Pale Ale lime et framboise et la Stout double chocolat pour le printemps-été, puis, la Blonde au chardonnay et la Stout impériale pour l’automne-hiver.

Une nouvelle gamme houblonnée viendra aussi s’ajouter proposant une nouvelle offrande mettant le houblon en vedette chaque trimestre, ainsi que quelques brassins limités, entre six et dix, proposés aux plus fervents amateurs durant l’année.

Ces deux nouvelles gammes permettront notamment à La Barberie de conquérir une clientèle de mordus qui n’a pas forcément la chance de passer au salon pour y découvrir ses produits exclusifs souvent plus éclatés et au goût du jour. L’équipe de brasseurs pourra également se réjouir de voir certaines créations plus expérimentales se retrouver sur les tablettes, ne serait-ce que quelques mois.

Osé, ce remaniement n’a probablement d’égal que ceux survenant dans les cabinets ministériels provinciaux des dernières années. Dans ce cas-ci, disons que les élus sont appréciés et réellement dédiés à la population.

Une philosophie renouvelée

Depuis quelques années, la brasserie a commencé à préparer ce changement d’envergure question de s’adapter au milieu en mouvance, mais également de continuer à évoluer et à progresser. L’équipe de production a d’ailleurs beaucoup travaillé sur ses standards de qualité afin d’assurer plus de stabilité à ses produits.

« Notre directeur de production Guillaume Boulanger a fait un travail colossal pour en arriver là », reconnaît Benoît Magnan, directeur des ventes de la brasserie, pas peu fier de voir le tout prendre forme. La coopérative n’y est pas allée de main morte avec des investissements d’un demi-million de dollars afin de mettre le tout en oeuvre; la salle de brassage a été complètement revampée.

Outre les nouveaux équipements et la réorganisation qui ont permis d’atteindre ses objectifs, on remarque une énergie nouvelle dans la salle de brassage où une équipe plus imposante collabore et participe à la création des brassins.

Une image aux influences québécoises

La nouvelle image se veut quant à elle sous le signe de la nordicité québécoise qui se traduit par des paysages de grands espaces du photographe Charles-Frédérick Ouellet et des couleurs métallisées qui font notamment référence aux aurores boréales. Quelques clins d’oeil au passé sont conservés, mais on souhaite clairement montrer la brasserie sous un nouveau jour, plus moderne.

« L’application  de la mentalité axée sur la nordicité s’étendra prochainement à la terrasse et à l’intérieur de la brasserie en plus de l’apparition de nouveaux articles promotionnels et du site Internet bien évidemment », poursuit Benoit.

Prochainement,  des brassins limités estivaux se succéderont sur les tablettes des commerces spécialisés, notamment une Sure aux abricots, une NEIPA, ainsi qu’une IPA estivale qui risque de faire jaser… C’est le cas de le dire, cette révolution ne sera pas que de la poudre aux yeux!