Atelier 300 250

Avait lieu, le weekend dernier, la 5ième édition de la Cuvée d’hiver de Montréal. C’est quoi la Cuvée ? C’est un rendez-vous d’amateurs de bière qui a lieu annuellement où il est possible de déguster d’excellentes bières, cocktails et spiritueux dans le confort d’une église. Le tout se déroule pendant le dernier weekend du festival Montréal en lumière.

Si vous n’êtes pas allé, sachez qu’elle est passée de la phase adolescente à la phase adulte. Sortie en 2016 du sous-sol où elle sévissait jadis à l’église Église Saint-Enfant-Jésus du Mile-end , elle s’est déplacée d’un quartier branché à un autre en investissant la totalité de l’espace sacré du salon 1861 de Griffintown. Depuis ses débuts la cuvée suit son évolution et je crois que cette année nous étions témoins de la meilleure édition à date.

Soulignons que cette année, le choix des bières était très intéressant. En passant par la prisée Auval, à la nouvelle Arsenal tout en n’oubliant pas la rare Prospecteur, la discrète Hermite qui côtoyaient les incontournables tels que les Trois Mousquetaires, les plus fins palais ont pu se délecter. Bon on ne se cachera pas que certaines quantités étaient très limitées. Mais tout de même chapeau de ce côté-là, j’ai été agréablement surprise.

Côté bouffe, c’est au Pubsters que je me suis régalée, Jerky, saucisses et œufs dans le vinaigre. Un twist bien actuel à la bouffe de taverne de nos grands-pères. Je ne vous dis même pas à quel point le tout accompagne bien l’éventail de bières que nous a offert cette année la cuvée. Mais c’est avec grande peine que j’ai remarqué l’absence de Crémy ! Ma dent sucrée espérait tellement mordre dans un moelleux beigne à la stout, caramel et pretzels. J’ai crié, je l’avoue… Mais que s’est-il passé avec le King des beignes ?

Côté musique, on s’entend que ça se veut festif et en ce sens le Rockabilly est tout à fait d’à-propos. Notons l’arrivée des Black Moon Boys que je suis depuis quelques temps et qui ont su, comme toujours livrer un spectacle irrésistible… The Wild one ? Debout sur un baril ?! Comment ne pas se laisser emporter?!

Cette année a également marqué le retour du Jeudi Whisky, et par le fait même mon retour à la Cuvée. Aucune coïncidence en effet. Toutefois j’aurais aimé un plus grand éventail de whisky offert. Beaucoup étaient très doux et fins, mais il manquait un peu de représentants de la famille des tourbés et des iodés à mon goût. Seul le highland park dark origins trônait en maître dans son coin, mais bon il y a pire dans la vie.

Endroit charmant, musique envoutante mais comment s’assurer d’en profiter pleinement ? Voici 5 trucs pour s’assurer que tu puisses maximiser ton expérience à la cuvée.

Achète ton billet à l’avance

Tu le sais que tu veux y aller, alors sauve quelques dollars et procure toi ton entrée dans la prévente offerte sur internet. Bon y’en a toujours qui chialent que ça coûte cher ce genre d’évènements. Mais là loue une salle, des bands, un dj, des stands, achète de la bière et organise ça voir combien ça va te couter. Bon j’avoue que certaines bières étaient plus dispendieuses (7 jetons) mais tsé, prends s’en pas. Come on ! On le sait tous les deux que tu pourrais payer ben plus cher que ça pour aller à un mariage plate avec du vin pas bon pis un dj poche. En plus à la cuvée t’es pas obligé de t’acheter un kit trop cher que tu remettras sûrement pas. Vu de même.

Jeudi Whisky

Si tu aimes le jeudi et surtout le whisky, c’est à ne pas manquer ! Pour le même prix qu’une bière, c’est-à-dire 3 à 5 jetons en moyenne, tu peux déguster de très bons scotchs et whisky et discuter avec les représentants des différentes agences. En plus, si tu veux, pour environ 15 dollars tu peux assister à un atelier avec Jean-François Pilon. Ça en vaut vraiment la peine, ça inclus une dégustation en plus de pouvoir t’abreuver en connaissance à même LA référence en la matière au Québec. Une très bonne sélection de whisky est également offerte tout au long de la cuvée, mais ils sont beaucoup plus dispendieux que ceux offerts lors des jeudis whisky.

Tôt ou Tard

Si tu y vas à l’ouverture il y a habituellement moins de gens, encore plus moins si tu y vas le jeudi. Bon si tu y vas le samedi en plein cœur de la nuit blanche, il y a des chances que tu trouves que ta bulle est à peu près inexistante. Mais heureusement il y a maintenant le balcon qui te permettra de prendre un peu d’air et admirer les fidèles de haut. Aussi, en arrivant tôt, tu as plus de chance de pouvoir goûter aux bières plus susceptibles d’être en ruptures plus tard.

Si tu veux y aller le samedi mais que tu préfères avoir un peu plus d’espace, vas s’y tard, genre après minuit, il va te rester deux heures pour profiter de l’ambiance. Attention, il se peut que quelques bières ne soient plus disponibles à ce moment-là.

Fais-toi une liste

Certaines bières ne sont disponibles qu’en très petite quantité, certaines sont plus rares donc plus prisées, alors si tu ne veux pas manquer ton coup, fais un petit tour de la salle à ton arrivée, fais une liste et priorise. N’hésite pas à demander aux bénévoles ; ils sont,pour la plupart, des « beer geeks » bien avisés. Il y a parfois aussi des listes sur le web pour t’aider, celle offerte par « Ton barbier » cette année était pas mal au point.

Pour Boire

Ce sont des bénévoles, ils sont vraiment gentils, ils connaissent la bière et participent grandement à l’ambiance de l’évènement. Donc on est gentil avec…. Si je le dis là c’est que ça pas d’l’air que c’est évident pour tout le monde. D’expérience là, si tu veux un bon tuyau, une bière rare, un conseil, ce sont les gens à avoir dans sa poche. Ne pas s’accrocher les pieds devant leur bar est un bon début, et donner un pourboire (en argent, pas en jetons) on s’assure ainsi un service encore plus exceptionnel.

C’est avec ces conseils en poche que je vous attendrai l’an prochain au jeudi whisky !

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