C’est du côté de la shawiniganaise Le Trou du Diable, et de sa Le Purgatoire – Archéoporter, que je me tourne cette semaine.

Je ne peux passer sous silence que cette bière est née « d’une affection commune entre Le Trou du Diable et Dieu du Ciel! ».

L’étiquette la décrit comme « un porter à l’ancienne vieilli 15 mois en barriques de vin rouge envahies de levures sauvages ».

Brassin unique, la bière n’est plus disponible (en magasin). Vous en trouverez, peut-être, au prêt de certains tripeux qui en ont fait provision.

Noire et opaque, un petit anneau de mousse fauve se colle à la paroi du verre. Ce n’est pas un visuel des plus intéressants mais considérant son processus de fabrication, il est dans la norme.

Le premier arôme perçu est celui de la cerise. Au nez, on réussit aussi à détecter son aigreur (bien que ce ne soit pas un arôme en tant que tel). Les levures sauvages et une touche boisée suivent dans cet ordre. Les notes associées à un porter (orge torréfiée, café, chocolat) se retrouvent à l’arrière-plan. Un nez différent de ceux des porters standards mais qui est invitant.

En bouche, c’est comme au nez. L’ordre et l’intensité sont aussi les mêmes. Le Purgatoire – Archéoporter me laisse sur des notes aigres où la cerise se fait accompagner de levures sauvages. Chaque gorgée savourée est donc plaisante.

Corsée, la bière offre une carbonatation moyenne. Elle se retrouve aussi dans la moyenne du registre de l’aigreur et sa texture est un brin rugueuse.

En un mot : bien