Stout Imperial Russe?
On peut considérer l’équipe de l’Albion comme des historiens de l’univers brassicole Québécois par leurs travaux de recherches dans les archives d’anciennes brasseries anglaises comme Barclay Perkins, Courage, Whitbread, Kidd, Griffin et plusieurs autres. Aussi, une intéressante collaboration avec l’historien Ron Pattinson fait en sorte de donner un
produit aussi authentique que celui bu au 19ième siècle.
Mais pourquoi Stout Imperiale Russe? On peut vite faire un comparatif avec la création d’un des styles de bière très appréciés des fins connaisseurs, c’est-à -dire l’India Pale Ale.
Tout commence à l’époque de Peter le Grand (3ème Tsar de l’empire russe) lors de sa prise de pouvoir en 1682 jusqu’en 1725. Il ouvra les frontières aux pays de l’ouest, incluant l’Angleterre. Tout comme les ‘Pale Ale’ anglaises, les ‘porter’ avaient beaucoup de mal à faire de longs voyages. Suite à ce constat, certaines brasseries se sont mises à ajouter massivement du houblon dans leurs recettes et augmenter le taux d’alcool, ce qui permettait de conserver la bière mieux et plus longtemps, pour ainsi supporter le long voyage.
C’est seulement lors du règne de Catherine la Grande (impératrice de Russie de 1762 à 1796) que l’on a pu voir l’inscription ‘Russian Imperial Stout’ brassée par Courage Brewery (Fondée en 1787) vers la fin du 18ième siècle.
Le 01 décembre 2012, L’Albion de Joliette fêta son deuxième anniversaire et pour cette occasion, il nous proposa sa ‘Stout Imperial Russe’ créée à partir des recettes de la brasserie anglaise Barclay Perkins(1848). La ‘Stout’ envoyée à l’imperatrice de Russie était brassée par la brasserie Thrale qui devena Barclay Perkins (détenteur de la recette originale).
Selon les travaux de recherches de Ron Pattinson, cette recette était sans
doute la bière la plus houblonnée à l’époque. Selon les dires de Steven Bussière, brasseur de l’Albion, il était impossible de mettre plus de houblon dans la cuve d’ébullition, mais ne pas s’attendre à une explosion de houblons par l’aspect terreux et amer qui se marie à merveille avec la quantité plutôt généreuse de malt. Tout ce travail donne comme résultat une bière très proche de ce que les gens pouvaient boire à l’époque.
Un autre produit intéressant et riche en histoire est leur ‘Porter Victorien’ basé sur une recette de 1848 qui se veut très fidèle au ‘Porter’ de l’époque. Mais, est-ce possible d’avoir un produit identique ? À quelques détails près, pour la simple et bonne raison que le malt utilisé à l’époque ressemble énormément à celui utilisé actuellement contrairement à celui du 17ème siecles n’a aucun équivalent aujourd’hui.
Le menu de l’Albion regorge d’histoire et c’est ce qui fait qu’actuellement, c’est une entité unique au Québec et ça nous permet de voyager dans le temps par l’entremise de nos papilles.
