La RACJ durcit le ton avec les agences d’importation.
Très populaires, les salons de dégustation et autres festivals de bières et vins font la joie des épicuriens de plus en plus nombreux au Québec. Les visiteurs apprécient gouter les produits de producteurs venant du monde entier représentés par leurs agences. La RACJ risque de compliquer un peu les choses en appliquant plus rigoureusement un règlement sur les permis de réunion.
Chaque agence, depuis quelques années, demande un seul permis de réunion qui permet d’exposer ses produits dans un festival.  Par exemple, un seul permis de réunion pour une agence d’importation et sa liste de bières provenant de 10 brasseries différentes au coût de 240 $ pour un festival de trois jours.
Mais le règlement est très clair, un permis de réunion doit être délivré à chaque FABRICANT, même si celui-ci est à l’extérieur de la province. La facture vient de passer à 2400 $ pour trois jours dans le cas de notre exemple. La règle s ‘applique également aux agences d’importation de vins qui exposent dans différents salons.
Selon la porte-parole de la RACJ, Joyce Tremblay, la décision a été prise, car les agences se sont multipliées depuis plusieurs années et, par souci d’équité, un producteur étranger se doit de se plier aux mêmes règles qu’un producteur québécois.
Considérant que tous les produits de chaque fabricant ne sont pas forcément exposés ou représentés par une agence, il sera donc financièrement impossible d’avoir des kiosques d’agences qui proposent plusieurs produits de plusieurs fabricants.
Sommes-nous en train de fragiliser les salons des vins et kiosques de bières importées dans les festivals ? Appliquer un règlement avec plus de rigueur est logique. Je ne connais, cependant, aucun producteur local qui s’est levé et à applaudi cette modification, mais plutôt des festivaliers et visiteurs de salons qui auront accès à moins de produits.
