Ça va brasser, fin et arrivée de la première saison
L’arrivée du mois d’août annonçait la fin de la première saison de Ça va brasser, la série télévisée consacrée au monde brassicole québécois. Afin de faire un court bilan de cette première saison et d’ouvrir quelques portes sur un avenir rapproché, Bières et plaisirs a rencontré l’animatrice Caroline Leclerc la veille de la sortie de la bière exclusive, la Première Saison, fruit de la collaboration des 13 brasseurs présentés durant l’émission.
Si certains ont critiqué l’approche générale du sujet, force est d’admettre qu’afin d’introduire les bières de microbrasserie au grand public et d’attirer l’intérêt des moins initiés, l’émission se devait de ne pas être trop spécialisée. Ainsi, les capsules ont expliqué la bière aux néophytes, les entrevues ont présenté les artisans et raconté les histoires de leurs bières, et la création d’une bière unique a révélé la camaraderie des brasseurs québécois au grand public. Une grande réussite dans l’ensemble.
«Je ne m’attendais pas à développer un contact aussi humain avec les brasseurs. À force de les rencontrer, des relations plus personnelles se sont développées et on a eu beaucoup de plaisir à faire l’émission», indique l’animatrice qui admet avoir beaucoup appris tout au long du tournage. Les cotes d’écoute ne sont pas encore connues, mais les producteurs se disent satisfaits considérant la plage horaire délicate.
Une deuxième saison ?
«Tout le monde est intéressé et je suis confiante, mais c’est le financement qui déterminera à quel moment cela pourra se faire. Plusieurs brasseries nous ont contactés pour faire l’émission et il faudra que l’équipe se concerte pour voir comment cela évoluera», indique Caroline. Elle aimerait bien voir une nouvelle cohorte de brasseurs travailler sur une deuxième bière exclusive, une version «puissante, houblonnée et en barrique de chênes idéalement».
Et la « Première Saison » ?
«Je l’adore, mais je sais que quand il n’y en aura plus, il n’y en aura plus… C’est la consécration de l’émission, c’est presque dur pour moi d’ouvrir et de vider la bouteille, mais elle est vraiment bonne. Treize brasseurs qui s’entendent pour créer une bière, c’est un peu surréaliste d’avoir participé à ça», ajoute-t-elle.
Disponible dans plusieurs commerces spécialisés, cette bière risque de s’envoler rapidement même si elle figure parmi les plus dispendieuses. Ce n’est pas qu’elle a nécessité treize fois plus de brasseurs, mais plutôt qu’elle permet de financer une partie de l’émission.
