Quand le de la bière 2012 nous a annoncé que le Québec allait pouvoir gouter son premier baiser de la Founders du Michigan, je me suis immédiatement croisé les doigts pour quatres produits: la Dirty Bastard ( ale), la Backwoods Bastard (cette ale en ), la Breakfast Stout (Impériale Stout), et finalement la Kentucky Breakfast Stout (cette stout vieillie en fût de bourbon).

Quand même pas trop décu de ne pas toutes les voir au menu du Mondial, parce que la brasserie produit quand même une grande série de d’exception, mais ce soir, du moins, je peux me consoler avec un exemplaire des deux scotch ales qui m’échapperont rendu en juin.

Une à côté de l’autre, elles sont jumelles. Du moins, la seule différence perceptible à l’oeil c’est qu’il a un peu plus de sédiment en suspension dans mon verre de la version vieillie en fût de chêne. Deux belles rousses, aux lueurs de cerisier, et couronnés d’une belle mousse fugace de couleur crème fraîche.

Au nez, les deux sont toutefois bien différentes. La version de base abonde de sucre d’orge, de raisins secs, d’une crème glacée au caramel écossais. La version Backwoods elle, mélange la même glace à une puissante vanille caramel aux spectre de chêne poussièreux du coeur d’une tour de maturation d’une distillerie du Kentucky. Ca sent la vieille grange abandonnée ou dans mon enfance j’aimais jouer avec les vieux outils rouillés, et ou le sol recouvert de paille cachait une poussière de bois. Très évocateurs comme bouquets.

En bouche, on perçoit la même base, mais aromatisée vraiment différement! Le caramel de la Dirty Bastard prends le devant, mais perds la langue rapidement au houblons verts, à l’allure anglaise. Terreux, ça rappelle une mousse humide, mais la légère amertume qui la suit semble étendre les sucres d’orge et leur donner un corps renouvelé. Riche, dense, mais tranchant et plaisant à boire.

Le whiskey dissimulé dans la version Backwoods lui donne un corps huileux, d’apparence svelte et velouté, et explose en sucres vanillée d’un bonbon d’orge rempli de whiskey. Le chêne lui donne une petite touche d’astringence qui se mélange à perfection avec la chaleur de son alcool, qui semble rehaussé par l’amertume, et chatouille le devant du palais d’une délicieuse tendresse.

C’est incroyablement bon! Du bourbon maïs et brûlé à profusion, un corps capable de le prendre, et un nez divin.

Ca me fait rêver à la McKroken Flower, en version bourbon, au lieu d’. Ca me fait rêver à une Simple Scotch Ale vieillie en fût de Jim Beam Black. On a une panoplie de bières de styles scotch ales québécoise qui n’attendent qu’un beau barril de bourbon pour s’exprimer au sommet de son art.

Lets go les ! Claymore, Reyne, Corne et Muse, mettez-nous donc ça en barril de bourbon!

Si jamais la chance vous emporte au Michigan, à Grand Rapids (ou ailleurs), prenez le temps de rechercher cette bière phénoménale. Vous en serez ravis, je vous le promet.

Santé! Je m’en vais regarder les Maple Leafs jouer sans espoir de faire les séries, avec mes Bastards en main. Que la vie est belle! Au diable le budget fédéral, je vais bien dormir ce soir.

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